Carte Indonésie

Indonésie

Bali, Lombok et Java

Bali, Lombok et Java - Indonésie
Bali, Lombok et Java - Indonésie
Bali, Lombok et Java - Indonésie
Bali, Lombok et Java - Indonésie
Bali, Lombok et Java - Indonésie

Étant donné la grande superficie de l'Indonésie, il nous a fallu faire un choix sur les îles à visiter. En effet, l'Indonésie est le plus grand archipel du monde avec plus de 13 000 îles disséminées sur plus de 5 000 km d'est en ouest et presque 2 000 km du nord au sud. Bali est l'île la plus touristique, mais avec les évènements tragiques de ces dernières années (attentats, tsunamis, tensions...), celle-ci est beaucoup moins fréquentée. Nous avons choisi de rejoindre rapidement l'île de Lombok par un vol intérieur, puis de poursuivre par l'île de Bali et pour finir, de découvrir l'Indonésie plus authentique sur la grande île de Java. Compte tenu des grandes distances et pour faciliter nos déplacements, nous avons pris 3 vols intérieurs.

En dehors des vols aller-retour (Allemagne-Indonésie) et du 1er vol intérieur, nous n'avions rien réservé d'avance.

Nous sommes partis avec les guides "Petit Futé" et "Le Guide du Routard" en poche.

Notre itinéraire

Les nuits Les visites
1 nuit à Jakarta Jakarta
2 nuits à Gili trawangan Gili trawangan
2 nuits à Gili Meno Gili Meno
3 nuits Ubud Ubud
3 nuits à Amed Amed - Tulamben
2 nuits à Ubud Batur - Ubud
2 nuits à Pemuteran Pemuteran
1 nuit à Paltuding Kawah Ijen
1 nuit à Cemoro Lawang Semeru - Bromo
4 nuits à Yogyakarta Yogyakarta - Kraton de Yogyakarta - Prambanan
1 nuit à Borobudur Borobudur
1 nuit à Yogyakarta Volcan Merapi
1 nuit dans l'avion

Notre itinéraire en Indonésie

Aller en Indonésie

Le voyage aller s'est effectué en trois vols de la compagnie "Gulf Air" d'une durée totale de 15h25, à laquelle s'ajoutent les escales. Un premier vol de Francfort (Allemagne) à Bahreïn (ou Bahrain), puis un second de Bahreïn à Muscat (Sultana d'Oman), et un dernier vol de Muscat à Jakarta (Indonésie).

Billet d'avion pour l'Indonésie
Recherche et réservation d'un billet d'avion pour l'Indonésie

À Jakarta, nous avançons nos montres de 5h (soit 5 heures de plus que la France en heure d'été). Nous établissons notre visa au bureau de douane de l'aéroport (un guichet avant de passer le contrôle de douane) pour 25 USD/personne, soit environ 20 EUR.

Visa indonésien

Le visa indonésien peut être établi lors de votre arrivée dans le pays (attention, renseignez-vous sur sa faisabilité si vous arrivez par la mer). Au sein de l'aéroport de Jakarta, il suffit d'aller au bureau des visas situé avant le contrôle de douane. Le visa coûte 25 USD, soit environ 20 EUR. Il est visiblement préférable de le payer en Dollar (USD). Son établissement est rapide et n'oubliez pas de récupérer votre reçu ! Une autre possibilité est d'établir le visa depuis son pays d'origine, mais celui-ci vous coûtera alors plus cher.

Après avoir changé quelques Euros (EUR) en Rupiahs indonésiennes (IDR), nous prenons un bus pour rejoindre la gare routière de "Gambir" au centre de Jakarta (en sortant à gauche, au niveau du panneau "Damri Bus" ; 1,30 EUR/pers. ; 0h45 de route ; billet à acheter au petit stand au niveau de l'arrêt de bus). En chargeant nos sacs dans la soute, je constate avec stupeur que mes mains ressortent noires de cambouis ! Je reprends aussitôt les sacs mais il est déjà trop tard : ceux-ci sont recouverts de graisse noire !!! L'aventure commence... ;o) ! Nous essayons tant bien que mal de les nettoyer et le chauffeur accepte que nous les emportions avec nous dans le bus !


Jakarta

Jakarta (ou Djakarta), la capitale de l'Indonésie, est située à l'ouest de la grande île de Java. Celle-ci est un passage quasi obligé pour découvrir le pays puisqu'elle est le point d'atterrissage de nombreux vols internationaux. Nous pensons n'y passer qu'une nuit et reprendre l'avion, le lendemain, pour rejoindre l'île de Lombok.

À la gare routière de "Gambir" située dans la ville, nous prenons un Bajaj (voiturette à moteur ; prononcé "badjadj") pour rejoindre la rue "Jalan Jaksa" (0,86 EUR le trajet).

"Jalan Jaksa" est une ruelle où se trouve un bon nombre d'hébergements pour routards. Aujourd'hui, c'est visiblement jour de fête et la rue est remplie de familles indonésiennes qui assistent aux nombreux spectacles (concerts, théâtre, jeux) pour le plus grand plaisir des petits ! De nombreux "warungs" (gargotes) montés pour l'occasion, nous permettent de goûter nos premières spécialités de Java (nem = 0,21 EUR ; soupe de nouilles = 0,86 EUR ; épi de maïs cuit à la vapeur = 0,17 EUR). Nous flânons parmi cette foule en sirotant ici et là quelques boissons. Pour l'instant, nous nous méfions encore des boissons locales et préférons rester sur de classique jus de fruits et Coca (0,47 EUR). L'atmosphère est joyeuse et la rue très colorée. Les yeux des enfants brillent de bonheur et certains se promènent fièrement avec un ballon gonflable dans une main et une glace dans l'autre ! Les parents qui les accompagnent nous sourient gentiment en nous croisant. Il est vrai que les touristes sont rares dans cette foule !

Nous nous couchons vers 22h au "Hostel Bloen Steen".

Où dormir à Jakarta ?

Voici un hébergement que nous avons testé :

  • "Hostel Bloen Steen" (sommaire ; douche et WC extérieur ; 3,50 EUR ; au calme, mais au milieu de la nuit, une bagarre dans le hall nous réveille ! tél. +62.21.31925359)
Recherche et réservation d'hôtels à Jakarta

Dépenses de la journée : 5,12 EUR/pers.
(transport, dîner, hébergement)

À 4h30 du matin, c'est la première prière de la journée qui nous réveille ! Il ne faut surtout pas oublier que nous sommes dans le plus grand pays musulman du monde ! Ainsi, durant 30 min, tous les minarets de la ville émettent leur prière et cette symbiose n'est finalement pas si désagréable pour nos oreilles... Les voix sont mélodieuses et nous nous rendormons vite au son de ces "chants".

Nous nous levons à 5h30 et prenons un Bajaj jusqu'à la gare routière "Gambir" (0,86 le trajet ; attention, en arrivant à la gare routière, les véhicules et Bajaj doivent payer une taxe pour rentrer dans l'enceinte de la gare routière ! Pour éviter de payer, nous descendons avant l'entrée). Nous prenons le 1er bus "Damri" pour rejoindre l'aéroport international (1,30 EUR/pers. ; 1h de trajet ; le bus passe d'abord par l'aéroport domestique, puis l'aéroport international). À l'aéroport, nous prenons un petit déjeuner dans un KFC (fish fillet = 0,88 EUR ; vraiment trop épicé). Nous en profitons pour réserver un vol Yogyakarta-Jakarta que nous prendrons dans 3 semaines (41 EUR HT/pers/aller).

Nous enregistrons nos bagages, puisque nous nous apprêtons à rejoindre Lombok en avion. Dans la zone "Duty Free", nous remarquons de nombreux restaurants dits "rapides" dont les devantures alléchantes pourraient nous mettre l'eau à la bouche... si nous n'avions pas déjà petit-déjeuné !
(vol acheté un France à 102 EUR TTC/pers/aller simple ; compagnie Garuda, l'une des seules compagnies à décoller de l'aéroport international (et non domestique) pour les vols intérieurs et sûrement l'une des meilleures compagnies d'Indonésie).

Notre vol se déroule en deux étapes : un 1er vol Jakarta-Yogyakarta (1h de vol ; grand plateau repas), puis après 1h d'arrêt dans l'avion, un second vol Yogyakarta-Mataram (1h10 de vol ; petit plateau repas). Sur le trajet, nous survolons de nombreux volcans, dont certains actifs comme le Merapi ou le superbe Semeru que nous nous réjouissons de pouvoir observer.


Lombok

Notre itinéraire à Lombok

Nous atterrissons à Mataram, capitale de l'île de Lombok. Il nous faut encore avancer nos montres d'1h par rapport à Jakarta (Java), soit 6h de plus que l'heure française (heure d'été).

Les îles Gili

Rejoindre l'une des îles Gili

Pour rejoindre les îles Gili de Lombok, depuis Bali, il y a 3 options :

  • Prendre un vol de Denpasar (Bali) à Mataram (Lombok), puis un transfert par la route jusqu'à l'embarcadère de Bangsal (Lombok) ou celui de Senggigi (Lombok) et enfin un petit transfert en bateau pour l'une des îles Gili. Bangsal ne se trouve qu'à 6 km de navigation des îles Gili, alors que depuis Senggigi, il y a 15 km de navigation. Des vols pour Mataram, ils en existent en provenance de nombreuses villes indonésiennes. Pour connaître les tarifs d'un vol pour Mataram...
  • Prendre un ferry depuis Padangbai (Bali) jusqu'à Lembar (Lombok), suivi d'un transfert par la route jusqu'à l'embarcadère de Bangsal ou celui de Senggigi et enfin un petit transfert en bateau pour l'une des îles Gili (6 km de navigation depuis Bangsal et 15 km depuis Senggigi). Cette option nécessite de prévoir une bonne partie de la journée pour le trajet en comptant les 4h de navigation du ferry + les transferts. C'est cependant bon marché (2 EUR/pers. en 2006). À l'intérieur du ferry, on peut s'asseoir sur des banquettes en bois ou par terre avec la possibilité de louer un matelas. On peut également choisir de s'installer à l'extérieur du ferry.
  • La dernière option est de prendre un bateau rapide (fast-boat ou speed-boat) depuis Bali jusqu'aux îles Gili. Ces bateaux desservent directement les 3 îles Gili (Trawangan, Meno et Air). Plusieurs lieux de départs existent et ne correspondent pas forcément à des ports. Parmi ces lieux de départ à Bali, il y a Sanur (50 EUR/pers. en 2015), Padangbai, Amed (35 EUR) ou encore depuis l'île Nusa Lembongan (45 EUR). Le temps de trajet sera d'environ 2h depuis Sanur, 1h depuis Padangbai, 40 min depuis Amed et 1h30 depuis Nusa Lembongan. Vous pouvez réserver un tel bateau à l'avance, mais vous pourrez aussi le faire facilement sur place. Plusieurs compagnies se partagent le marché, qui n'existait d'ailleurs pas il y a 10 ans lors de notre premier séjour aux îles Gili. Ces compagnies sont équipées de gros bateaux puissants et il n'est pas rare qu'en haute-saison, ces bateaux soient surchargés ! La traversée en mer est tout de même longue et les grandes vagues (ou creux) risquent de remuer l'estomac ! La vitesse associée à une mer houleuse peut d'ailleurs rendre cette traversée éprouvante, voire dangereuse ! Aux dires de certains voyageurs, des incidents auraient déjà eu lieu occasionnant des blessés comme des vitres brisées ; d'autres voyageurs ont eu vent d'un renforcement des contrôles de sécurité...

À la sortie du petit aéroport de Mataram, nous achetons, auprès d'un rabatteur, un trajet complet pour rejoindre l'île de Gili Trawangan (10 EUR/pers comprenant 1/2h de taxi et 1/2 de bateau public). Nous partons donc en taxi à travers une belle route de montagne où nous apercevons de nombreux singes sur les bas-côtés. 1/2h plus tard, nous arrivons à l'embarcadère. De nombreux rabatteurs nous assaillent afin de nous proposer des places de bateau pour rejoindre une des îles Gili. Comme nous avions acheté un "package", notre chauffeur de taxi s'occupe lui-même d'acheter nos places et nous donne ensuite nos billets avant de repartir. Ces derniers affichent visiblement un tarif de 8000 IDR, soit environ 0,70 EUR/pers (tarif à vérifier). Il faut maintenant attendre que notre embarcation soit pleine pour partir... ce que nous faisons très rapidement après seulement 10 min d'attente ! La mer est agitée malgré le beau temps ; je me fais asperger durant le trajet par une grosse vague, mais c'est agréable car l'eau est chaude ! Sur notre droite, Gili Air, puis Gili Meno. Il est environ 15h30 lorsque nous arrivons à Gili Trawangan.

Les Gili : Trawangan, Meno ou Air ?

"Gili" veut dire "île" dans la langue locale. Autour de la grande île de Lombok, se trouvent une multitude d'îles paradisiaques bien plus petites : Gili Lawang, Gili Sulat, Gili Pentangan, Gili Indah, Gili Poh, Gili Gede, Gili Nanggu, Gili Trawangan, Gili Meno, Gili Air...
Ces 3 dernières îles (Trawangan, Meno et Air) sont les plus connues et offrent une bonne infrastructure pour recevoir les touristes. Elles sont regroupées et se trouvent à environ 1,5 km de l'embarcadère de Bangsal.
Elles sont très différentes les unes des autres, c'est pourquoi il faut bien choisir son île ou, pourquoi pas, les "tester" toutes les trois ! Pour notre part, nous avons séjourné sur Gili Trawangan et Gili Meno :
Gili Trawangan est la plus grande et la plus touristique. L'on y trouve des hébergements et des restaurants (avec discothèque parfois) pour tous les budgets. C'est donc l'île la moins calme !
Gili Meno, la plus calme des trois, propose beaucoup moins d'infrastructures pour accueillir les touristes. Les plages sont plus sauvages et l'accès à la mer y est plus difficile. Les fonds marins sont, en revanche, plus riches.
Gili Air est la plus petite et représente le juste milieu des deux autres îles. Nous n'y avons malheureusement pas séjourné, aussi je ne m'avancerais pas quant à sa description.

Gili Trawangan

Nous débarquons à Gili Trawangan. La plupart des Losmens (chez l'habitant) et hôtels se trouvent au niveau de l'embarcadère. Il y en a pour tous les budgets : de l'hébergement sommaire à celui haut de gamme, avec piscine à débordement, spa (massage, bien-être...), etc.. Autour, de nombreux restaurants, là aussi, pour tous les budgets. Comme Gili Trawangan est réputée pour être bruyante, et sur les conseils de touristes que nous avions croisés à Jakarta, nous décidons de nous installer de l'autre côté de l'île. Nous prenons un cidomo (petite carriole tirée par un cheval ; 1,70 EUR le cidomo sans négociation, par égard pour la triste condition du cheval) et après 1,5 km et 15 min de piste, nous nous arrêtons à un hébergement de charme au calme, "Hari-Puri Lumbung" (26 EUR/chambre).

En définitive, nous nous posons au "Sunset", bien moins cher (4,30 EUR le bungalow). L'endroit n'est cependant pas des plus plaisants pour se baigner, car le sable est presque inexistant, la mer très agitée de ce côté de l'île, et de nombreux coraux apparaissent au ras de l'eau ce qui rend l'entrée dans l'eau très difficile. Jo, le très sympathique propriétaire des lieux qui parle un peu le français, nous accueille chaleureusement. Nous nous installons dans notre bungalow et posons notre moustiquaire. Dans une chambre adjacente, se trouve un jeune français qui est moniteur de plongée et qui habite là depuis plusieurs mois. Il nous conseille sur les endroits où l'on peut "snorkler" en toute sécurité, compte tenu des forts courants marins autour de l'île.

Où dormir à Gili Trawangan ?

Voici 2 hébergements que nous avons visités et testés :

  • "Sunset", où nous avons logé (4,30 EUR le bungalow sur pilotis sommaire ; petit déjeuner compris ; douche à l'eau de mer ; la douche et les WC sont attenants au bungalow à ciel ouvert ; très calme ; loin des 1er restaurants ; peu propice pour la baignade ; Accueil chaleureux de Jo, le propriétaire, qui parle un peu français)
  • "Hari-Puri Lumbung" (26 EUR/chambre ; immense chambre sur pilotis ; style superbe ; très accueillant ; Tél. (0370)643666 ou (0370)693777)
  • "Alam Gili" (de 60 à 80 EUR ; réserver ici)
  • "Sama-Lama"

Mais la plupart des hébergements, se trouve du coté de l'embarcadère.

Recherche et réservation d'hôtels à Gili Trawangan

Nous repartons, cette fois à pied, sur plus d'1 km pour rejoindre le côté "embarcadère et restaurants" de l'île pour nous restaurer. De ce côté de l'île, il y a de nombreux restaurants et à tous les prix. La plupart proposent diverses variétés de poissons, fraîchement pêchés, présentés sur un étalage. Il suffit de désigner le morceau de son choix pour qu'il soit cuisiné dans la demie-heure, selon votre convenance (vapeur, frit ou grillé au barbecue).

Après notre repas, nous regagnons notre hébergement à la lueur de nos lampes de poche (environ 1 km).

Dépenses de la journée : 19 EUR/pers.
(transport bus, taxi, bateau, cidomo, petit déjeuner, dîner, hébergement)

Nous sommes réveillés durant la nuit par... un crabe qui visite le sac en plastique qui contient nos palmes ! Un gecko, perché au mur, lui tient compagnie.

Le Gecko indonésien

Le gecko est un lézard de la famille des gekkonidae. Il a des sortes de ventouses au bout des pattes qui lui permettent de se déplacer sur toutes les surfaces, qu'elles soient verticales ou même à l'envers. Son nom provient du malais "Gekoq", qui est une onomatopée correspondant au cri d'un gecko indonésien.
La famille des geckos est grande et elle est répartie dans la plupart des pays chauds, mais c'était bien la 1ère fois que nous en voyions un si grand et avec ce cri très caractéristique qui est comme composé des 2 syllabes "ge" "cko" !

Nous nous réveillons à 7h30 et prenons un petit déjeuner sur une terrasse du "Sunset" (compris avec l'hébergement) bercés par le bruit des vagues. Nous sommes seuls et nous apprécions ce calme. Nous partons ensuite de l'autre côté de l'île qui est plus propice pour la baignade. Cette fois, au lieu de longer la côte, nous traversons l'île par de petits sentiers (sans indication). Nous traversons un petit village composé de maisonnettes en bois aux toits de chaumes. Des vaches paissent dans les pâtures. Les villageois vaquent à leurs occupations quotidiennes. Des poules en libre parcours picorent ici et là... Ici plus question de "grippe aviaire" ! Le chemin est un peu difficile à trouver, mais nous arrivons finalement de l'autre côté de l'île.

Pour nous adonner au snorkeling, nous déposons nos sacs dans un club de plongée ; l'employé nous précise toutefois qu'il n'y a pas de soucis pour laisser nos affaires sur la plage. Nous partons à pied vers le nord de l'île avec nos palmes, masques et tubas (apportés de France). Nous avons également avec nous des combinaisons légères de planchiste pour nous protéger des rayons ardents du soleil. Avant de nous jeter à l'eau, nous nous couvrons de crème solaire "bio".

Respecter la faune et la flore sous-marine

Tout au long de notre voyage, nous avons à plusieurs reprises pu constater que, pour accéder à suffisamment de fond pour nager, les baigneurs marchent intempestivement sur la barrière de corail. Il est vrai qu'avec les palmes aux pieds, il est facile de ne pas se couper, mais malheureusement, les coraux souffrent de ce piétinement ! Même si la plupart des coraux sont morts, il y a de nombreux jeunes coraux qui essaient, tant bien que mal, de grandir !
Pour certaines personnes, il semble normal de marcher jusqu'à avoir l'eau au niveau du torse, avant de commencer à nager ! Faux ! Avant la barrière de corail, l'eau est généralement calme et il est alors possible de nager sans difficulté dans à peine 50 cm d'eau ! Avec un masque, il est de surcroît très facile de contourner les patates de coraux pour se diriger tranquillement vers le large, en palmant toutefois très doucement car les coraux sont extrêmement fragiles ! De plus, il est bien moins risqué (pour vous et pour les coraux) d'entrer dans l'eau avec cette méthode. En marchant, vous pouvez facilement perdre l'équilibre et tomber ainsi sur les coraux, au risque non seulement de les briser, mais également de se faire très mal !!!
Que ce soit pour une baignade ou pour tout autre sport aquatique, pensez à respecter la mer, sa faune et sa flore ! Voici quelques conseils : ne pas toucher les coraux, ni les poissons, ni les tortues (les animaux de façon générale) ; ne pas non plus les nourrir, car il est important de ne pas changer leur comportement naturel ; ne pas marcher sur les coraux ou plantes sous-marines ; en nageant, ne pas heurter les coraux, même petits, avec les pieds ou les palmes et s'assurer qu'il y a suffisamment de fond lorsque l'on souhaite se mettre à la verticale ; éviter les crèmes solaires chimiques et privilégier un tee-shirt ou des crèmes solaires biologiques pour ne pas empoisonner ce merveilleux environnement si fragile (voir notre page "Crème solaire biologique" pour en savoir davantage et notamment où en acheter) !

Nous nous glissons dans cette eau turquoise si délicieusement chaude et nous faufilons entre les coraux afin de passer la barrière de corail.

Passée celle-ci, un léger courant nous emporte vers le sud de l'île (vers l'embarcadère, où nous avons laissé nos affaires). Durant 1h, nous nous laissons porter par le courant dans cette eau limpide, où nous découvrons avec émerveillement une multitude de poissons colorés, des tortues (3 !), des sèches, mais malheureusement peu de coraux vivants ! Des bans de minuscules méduses nous piquent régulièrement le corps. Elles laissent parfois des traces rouges, sur nos bras et nos jambes, qui démangent, un peu comme des piqûres d'orties ! Mais cela s'estompe au bout de quelques heures sans que nous ayons besoin d'avoir recours à la médecine !

Nous passons ensuite le reste de la journée sur la plage (du côté de l'embarcadère). Nous déjeunons et dînons en bord de mer puisque la plupart des restaurants sont pourvus de tables sur pilotis, avec juste des coussins en guise de chaises (très sympa). Il y a du choix, mais voici un exemple de restaurant que nous avons apprécié : le "Juku Restaurant" (très bon ; 5 EUR un repas complet comprenant un cocktail, 1 plat et 1 dessert).

Sur la plage, nous nous amusons avec des enfants qui, poussés par la curiosité, se sont approchés de nous. Nous dessinons des animaux dans le sable, et ils nous indiquent le mot indonésien qui correspond au dessin...

La langue indonésienne

Nous avons trouvé la langue indonésienne chantante et très agréable à l'oreille. Afin de communiquer un minimum avec la population, nous avons rapidement acquis les quelques mots rudimentaires suivants :

  • oui : ya
  • non : tidak
  • bonjour (jusqu'à midi) : selamat pagi
  • bonjour (de midi à 15h) : selamat siang
  • bonjour (de 15h à 18h) : selamat soré
  • bonjour (après 18h) ou bonsoir : selamat malam
  • bonne nuit : selamat tidur
  • bienvenue : selamat datang
  • au revoir : selamat jalan (dit par celui qui reste), selamat tinggal (dit par celui qui part)
  • merci : terima kasih
  • de rien : sama sama
  • comment t'appelles-tu ? : tapa nama ?
  • comment allez-vous ? : apa khabar ?
  • çà va bien : khabar baik
  • français : Perancis
  • ville : kota
  • lac : danau
  • montagne : gunung
  • volcan : gunung api
  • banane : pisang
  • poulet : ayam
  • riz frit : nasi goreng
  • nouilles sautées : mi goreng (ou mie goreng)

Ce soir, nous terminons notre douche à l'eau de mer, par un rinçage avec de l'eau minérale en bouteille (1 bouteille pour 2) !
Cela permet d'enlever les reliquats de savon qui se rincent très difficilement avec uniquement l'eau de mer !

Plus de photos de Gili Trawangan...

Dépenses de la journée : 12 EUR/pers.
(déjeuner, dîner, boissons, hébergement)

Le lendemain matin, nous quittons notre hébergement pour gagner l'embarcadère à pied (30 min de marche avec nos gros sacs sur le dos). Nous y prenons un bateau pour rejoindre l'île Gili Meno (1,70 EUR/pers. ; départ à 9h30 ; bon à savoir : le bateau continue ensuite sa navigation vers Gili Air).

Gili Meno

Après 15 minutes de navigation, nous débarquons sur Gili Meno. Cette île semble bien plus calme, mais les plages sont moins attrayantes. Quelques hébergements sont disposés autour de l'embarcadère. Je me lance, seul et à pied, à la recherche d'un hébergement en faisant le tour de l'île, soit environ 1h30 de marche. Pendant ce temps, Emmanuelle m'attend en sirotant des jus de fruits frais. Je trouve un magnifique endroit, mais complètement à l'opposé de l'île (encore une fois !) et donc loin des lieux pour se restaurer.

Mon choix se porte sur le "Good Heart" qui propose de mignons petits bungalows sur pilotis.

Où dormir à Gili Meno ?

Voici 2 hébergements que nous avons visités et testés :

  • "Good Heart", où nous avons logé (11 EUR le petits bungalows sur pilotis ; avec petit déjeuner ; très propre ; moustiquaire ; douche à l'eau douce ; très bien situé pour effectuer du snorkeling, mais un peu difficile d'accès à marée basse ; possibilité de prendre des repas à tout moment de la journée, soit dans une salle ouverte et couverte, soit sur la plage)
  • "Sunset Gecko" (13 EUR le superbe bungalow comprenant 2 chambres ; grandes terrasses au 1er étage ; belle salle de bain ; au calme ; il y a d'autres plus petits bungalows avec salle de bain commune extrêment propre ; l'accueil y est chaleureux ; situé juste à côté du "Good Heart")

Mais la plupart des hébergements, se trouve du coté de l'embarcadère.

Recherche et réservation d'hôtels à Gili Meno

Le fait qu'il y ait un restaurant, nous évitera cette fois de faire plusieurs kilomètres pour trouver de quoi manger !

Hébergement "Good Heart" sur Gili Meno - Indonésie "Good Heart" sur Gili Meno - Indonésie
"Good Heart"

Je retourne à l'embarcadère chercher Emmanuelle et nos sacs. Deux gars du "Good Heart" proposent de m'accompagner afin de me montrer le chemin le plus court et de nous aider à porter nos sacs. Nous marchons en coupant dans l'île durant environ 1/2h.

Nous retrouvons Emmanuelle et repartons au "Good Heart" (1/2h de marche). Emmanuelle découvre à son tour ce petit coin de paradis.

Nous nous lançons à l'eau, afin de découvrir les fonds marins en snorkeling. L'accès à la barrière de corail est un peu difficile. Ensuite, les fonds sont magnifiques ! Il y a encore, fort heureusement, beaucoup de coraux vivants (roses, violets, oranges, rouges, bleus). Nous ne nous lassons pas d'observer cette faune, grouillante de poissons de diverses tailles aux mille couleurs dont des poissons lions... ou encore des bénitiers... une tortue ! L'eau est, par endroit très trouble, et à d'autres endroits très limpide, en fonction des courants. Nous sommes émerveillés !

Nous déjeunons au "Good Heart" sur la plage (très bon ; special fried nooddles = 1,70 EUR ; gado gado = 1,30 EUR ; jut de fruit = 0,70 EUR ; Coca = 0,43 EUR ; lait de noix de coco = 0,86 EUR). Les employés ont toutefois tendance à mettre, à notre goût, un peu trop de musique !!!

Cuisine et Boissons

La cuisine indonésienne change d'un endroit à l'autre du pays. Personnellement, nous l'avons beaucoup appréciée ! Voici quelques plats typiques des régions que nous avons visitées (Lombok, Bali et Java) :

  • mi goreng (ou mie goreng) : nouilles sautées aux légumes
  • nasi goreng : riz frit aux légumes
  • gado gado : légumes cuits épicés accompagnés de sauce aux cacahuètes
  • sate ou satay : petites brochettes de poulet, poissons... cuites au barbecue et servies avec une sauce aux cacahuètes ou au soja
  • krupuk : chips au goût crevette ou poisson, remplaçant le pain
  • jaffle : pain de mie (genre croque-monsieur) fourré avec toutes sortes d'ingrédients : tomates, olives, avocats, câpres, fromage, poulet, oignons, thon, œufs et divers fruits

Les petits déjeuners sont généralement composés de thé, café, assiette de fruits (ananas, papaye, banane...), toasts, pancake, confiture, œufs et jaffle.

Voici deux boissons traditionnelles que nous avons adorées :

  • es kopyor (gelé de noix de coco + sucre de palm)
  • es dawet (fleur de riz + lait de noix de coco + sucre de palm)

Sinon, on y trouve toute sorte de boissons (jus de fruit, milkshake, coca, thé, chaï, café...).

Attention, dans certains restaurants, l'addition est majorée d'une taxe de 5 à 15% !
Nous précisons également que sur les 3 semaines passées là-bas, nous n'avons jamais été malade !

Nous passons l'après-midi sur la plage du "Sunset Gecko" qui est plus calme (pas de musique) et où l'on peut s'allonger sous un abri sur pilotis. L'endroit est très agréable et nous profitons de cette quiétude, bercés par le bruit des vagues clapotant sur le sable, en sirotant de délicieux jus de noix de coco (avec ou sans lait)(je recommande aussi le pancake à la banane ! ;o).

Dépenses de la journée : 13 EUR/pers.
(bateau, déjeuner, dîner, boissons, hébergement)

Aujourd'hui, 31 août 2006, c'est mon anniversaire ! Quel bonheur d'être dans cet endroit paradisiaque !

Après le petit déjeuner à notre hébergement, nous repartons snorkeler. Les petites méduses nous ont retrouvés et malgré notre T-shirt-combi, nous ressentons de nombreuses piqûres qui deviennent, à la longue, fort désagréables ! Nous décidons alors de nager dans une autre direction.

Nous partons ensuite nous balader à pied au centre de l'île, à la découverte du petit lac et du village avoisinants. Nous rencontrons fort peu d'habitants. Les habitations, très sommaires, sont de simples cabanes en bois sur pilotis. Des biquettes et des poules se promènent en "libre parcours"... Le lac intérieur est un lac salé ; les habitants ont construit des bacs d'évaporation tout autour, afin d'y récupérer le sel.

De retour à notre hébergement, nous achetons des fruits (ananas, bananes). Notre journée se termine sur un superbe soleil qui se couche sur les flots argentés de la mer.

Plus de photos de Gili Meno...

Dépenses de la journée : 11 EUR/pers.
(déjeuner, fruits, boissons, hébergement)

Aujourd'hui, nous quittons ce petit paradis. Nous prenons tout d'abord notre petit déjeuner, puis payons la note de notre hébergement. Nous constatons que le patron a rajouté une taxe de séjour de 5 EUR pour chaque nuit ! N'ayant pas été avertis de cette surtaxe, nous protestons... Ce dernier, voyant que nous ne nous laisserons pas berner, n'insiste pas !

La veille, nous avions réservé un cidomo à un gamin pour rejoindre l'embarcadère (0,86 EUR le cidomo), mais celui-ci n'arrive pas à l'heure au rendez-vous ! Nous partons alors à pied, nos gros sacs sur le dos, en direction de l'embarcadère (1/2h de marche).

À l'embarcadère, nous achetons un trajet complet (package) pour rejoindre Ubud sur l'île de Bali (15 EUR/pers., incluant le bateau pour rejoindre Lombok, le transport jusqu'au port de Lembar, le ferry pour rejoindre Bali et le transport pour rejoindre Ubud ; 11h de trajet ; organisé par "Wisata Lombok" ; le bureau (cabane) se trouve juste devant l'embarcadère de Gili Meno). On nous remet un billet qu'on nous demande de montrer tout au long du trajet.

Trajet : Gili (Lombok) - Bali

Il existe plusieurs solutions pour rejoindre Bali depuis les îles Gili (ou inversement) :

  • la solution la plus simple et bon marché (celle que nous avons choisie) est d'acheter un "package" auprès d'une agence. Le coût est généralement à peine plus cher que si vous vous débrouillez par vous-mêmes pour tous les transports (nombreux). Il sera alors facile, dès le départ de choisir sa destination finale, comme Ubud, Kuta, Sanur ou autres. Tout au long du trajet, vous serez pris en charge par différentes personnes. Notre expérience s'est avérée très satisfaisante (voir récit ci-dessous).
  • la solution la moins chère est de se débrouiller seul pour trouver et négocier les différents transports du début à la fin. Dans ce cas, vous serez confrontés régulièrement aux rabatteurs. À savoir, le prix de la traversée en ferry est à environ 2 EUR/pers.
  • la solution la plus rapide et la plus chère est de prendre un bateau privé depuis les Gili et de relier directement la côte de Bali (bonne solution si l'on désire rejoindre rapidement Candidasa ou Amed). Mais il ne faut pas oublier que la traversée en mer est tout de même longue et que les grandes vagues (creux) risquent de vous remuer l'estomac !

Le bateau public part à 8h. 1/4h après, nous débarquons à Bangsal sur l'île de Lombok. De là, nous rejoignons, seuls et à pied, la route principale (300 m de marche). Il y a également la possibilité de prendre un cidomo (supplément à payer). En arrivant sur la route principale, plusieurs personnes nous accostent et nous demandent de leur montrer nos billets. Une personne nous demande d'attendre dans un petit resto (sur la droite de la barrière). Un peu méfiants, nous nous renseignons un peu auprès d'autres personnes... Mais tout semble ok et nous attendons donc. En effet, 1/2h après, nous embarquons dans un bemo jusqu'à Mataram (capitale de Lombok), on ne sait pas trop où (45 min de trajet) ! Nous descendons du bemo et attendons 1/4h un autre bemo, qui nous amène au port de Lembar (30 min de trajet).

Au port, de nombreux vendeurs ambulants proposent des fruits, diverses boissons et plats cuisinés pour se restaurer. Après plus d'1h d'attente, nous embarquons dans le ferry. Il est midi. Il y a énormément de monde et presque pas de touristes. Les places assises sont rares. À l'intérieur, l'on peut soit s'asseoir sur des banquettes en bois, soit par terre avec la possibilité de louer un matelas. Mais nous préférons profiter de l'air marin et nous trouvons deux petites places relativement "confortables" sur le pont extérieur droit qui est couvert. Le ferry se remplit rapidement et c'est un peu la cohue. Il faut faire de grandes enjambées pour éviter les gens qui sont assis par terre. Nous voilà tous dans le même bateau : riches, pauvres, indonésiens, étrangers... Les enfants jouent joyeusement sur le pont. Des vendeurs ambulants sillonnent le bateau en quête de clients... et quittent le bord dès que la sirène se fait entendre. Le ferry s'ébroue enfin vers 13h45, soit 1h45 après notre embarquement !

Nous voilà en pleine mer avec des vagues et des creux relativement impressionnants ! La traversée se passe sans encombre (et sans mal de mer !), avec beaucoup d'animation et nous arrivons au port de Padangbai sur Bali, après quelques 4h de navigation.

Toutes les photos de Lombok...


Bali

Notre itinéraire à Bali

Vu du pont du bateau, Padangbai nous semble un charmant village de pêcheurs. Nous débarquons très rapidement et, toujours grâce à nos billets, on nous prend en charge en nous dirigeant vers un bemo. Nous apercevons au loin plusieurs hébergements ainsi que des clubs de plongée. Nous partons donc en bemo vers Ubud, la destination finale de cette journée (1h de trajet).

Bali est certainement l'île d'Indonésie la plus touristique. Appelée également "l'île des dieux", elle est la seule île où domine la religion hindoue.

Ubud

Nous arrivons à Ubud de nuit, puisqu'il est déjà 19h ! Je pars seul à la recherche d'un hébergement et il me faut près de 2h pour en trouver un, non pas qu'ils soient rares, mais justement par la profusion de choix ! De plus, ils diffèrent complètement d'un quartier à l'autre. Pendant ce temps, Emmanuelle dîne seule dans un restaurant.

Je choisi le "Gusti's Garden Bungalows" (13 EUR la chambre, petit déjeuner compris ; au calme ; grande chambre propre ; eau chaude ; certaines avec grande baie vitrée donnant sur le superbe jardin luxuriant ; petit piscine ; bassin et ruisseaux ; restaurant).

Située au centre de l'île de Bali, Ubud est implantée au milieu de champs de riz, ce qui lui confère un charme tout à fait particulier. Une fois passé l'effervescence du centre-ville ou véhicules et piétons se croisent, des ruelles, moins fréquentées permettent d'accéder aux rizières dont la localité est entourée. Ubud peut être découverte aussi bien à pied, à vélo ou encore en scooter. De nombreux hébergements et restaurants, de toutes catégories, permettent de se poser confortablement pendant quelques jours. À mon goût, 3 jours, au minimum, doivent être consacrés à la visite d'Ubud et de ses environs. Notre hébergement, le "Gusti's Garden Bungalows", se trouve dans la rue "Jalan Kajeng" très calme, située perpendiculairement à la route principale "Jalan Raya Ubud" . Le sol de cette ruelle est constitué de dalles de béton dans lesquelles figurent toutes sortes d'inscriptions, modestement inspirées de la célèbre "star avenue" de Los Angeles. On y trouve aussi bien des empreintes de mains que des enseignes publicitaires ou encore, plus romantiques, des messages laissés par des amoureux transis. En effet, lors de sa construction, tout un chacun pouvait acquérir une dalle et y inscrire son bon vouloir. N'est-il pas moyen plus original pour financer la construction d'une route ?!?!!

Où dormir à Ubud ?

Voici quelques hébergements que nous avons visités :

  • "Gusti's Garden Bungalows", où nous avons logé (au calme ; grandes chambres propres, dont certaines avec une grande baie vitrée ; 13 EUR la chambre ; jardin luxuriant ; petite piscine ; bassins et ruisseaux ; restaurant ; laundry service ; réserver ici)
  • "Gusti's Garden 2", où nous avons logé (13 EUR ; petit déjeuner inclus et servi sur la terrasse de la chambre ; au calme et au milieu des rizières ; très propre ; belle piscine ; réserver ici)
  • "Han Sual" (3 rue Jalan Kajeng ; au calme ; superbe chambre ; 17 EUR ; beau jardin)
  • "Artini Cottages" (rue Honoman ; rue passante ; 13 EUR ; propre ; les chambres sont disposées dans une architecture balinaise individuelle, ressemblant à un temple)
  • "Puri Ulun Carik" (grande chambre ; belle piscine avec chaises longues ; au calme, mis à part quelques coqs ; petites déjeuners servis sur la terrasse de la chambre ; 10 EUR la chambre avec ventilateur ; d'autres chambres sont climatisées ; situé sur la Monkey Forest Road ; )
  • "Fibra Inn & Spa Resort" (eau chaude ; belle salle de bain ; draps et serviettes pas très propres ; vieille literie pas propre (dommage) ; beau jardin balinais avec 2 piscines ; accueil très sympa et serviable ; 17 EUR la chambre avec petits déjeuners ; situé sur la Monkey Forest Road ; tél. 62-361-975451 ; réserver ici)
Recherche et réservation d'hôtels à Ubud

Dépenses de la journée : 35 EUR/pers.
(trajet Gili-Ubud, déjeuner, dîner, hébergement)

Le lendemain matin, nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse, au milieu du luxuriant et agréable jardin de notre hébergement. Il est composé d'une belle assiette de fruits frais (papaye, ananas et banane), au choix, d'un pancake, de toasts ou d'un jaffle, d'un jus de fruit, d'un thé ou café.

Hébergement "Gusti's Garden Bungalows" à Ubud - Bali
"Gusti's Garden Bungaloaws"

Nous partons ensuite au centre d'Ubud à la recherche d'un cyber-café pour donner des nouvelles à notre famille. Nous en trouvons plusieurs, mais un seul offre des services de VoIP/SIP (téléphonie par Internet) avec des débits très rapides. Il s'agit du cyber-café "@Highway" (ouvert 24/24h ; 800 IDR/min, soit 0,07 EUR/min pour un accès Internet ; 1000 IDR/min (0,09 EUR) en plus pour un accès VoIP/SIP ; situé dans la rue Jalan Raya Ubud).

Nous nous baladons ensuite à pied, à la découverte des rizières. Il y a de nombreuses balades à faire tout autour d'Ubud et comme nous ne savons pas par où commencer, nous demandons conseil dans la rue et partons dans la direction indiquée. Un bon quart d'heure plus tard, nous voilà au milieu de magnifiques rizières verdoyantes. Durant près de 5h, nous nous promenons dans cet environnement paisible, en ne rencontrant qu'un seul couple de touristes ! De nombreuses oies se dandinent sur les chemins et des canetons pataugent, ici et là, dans les rizières inondées par les canaux d'irrigations ! Nous croisons de nombreux locaux, qui nous saluent gentiment tout en vaquant à leurs occupations, à l'abri du soleil sous leurs grands chapeaux coniques. À plusieurs reprises, nous croisons des enfants qui font fièrement voler, au gré du vent, les immenses cerf-volant qu'ils ont confectionnés. C'est à celui qui touchera en premier les nuages ! Il s'agit apparemment d'un jeu très prisé à Bali...

De retour au centre d'Ubud, nous visitons quelques superbes temples. Ici, pas de harcèlement, comme dans certains pays. Cette ville est vraiment agréable et de surcroît très propre. Nous assistons également à quelques festivités religieuses, animées de musique traditionnelle. Les balinais sont vêtus de leur costume traditionnel. Un sarong pour les hommes (sorte de jupe longue), alors que les femmes sont parées de magnifiques chemisiers en dentelle de couleurs vives, des paniers d'offrandes remplis de fleurs et de fruits, posés en équilibre sur leur tête.

Vers le centre se trouve le marché de la ville. Nous achetons des fruits de la passion, des mangoustans, des grappes de "longan" que l'on trouve surtout au centre de Java, ainsi que des gousses de vanilles, à un prix plus que "bon marché" ! (7 EUR les 350 grammes environ)

Fruit de la passion et Mangoustan d'Indonésie Salacca et Tamarille d'Indonésie
dans l'ordre : Fruit de la passion - Mangoustan - Salacca (fruit à peau de serpent) - Tamarille ou Tomate arbuste
Longans d'Indonésie
Longan (ou Longane)

Pour notre dîner, nous choisissons le "Nomad", choix que nous ne regrettons pas puisque nous sommes servis comme des rois ! (service impeccable ; restauration quasiment semi-gastronomique ; délicieux ; très propre ; malheureusement situé en bordure de la rue principale d'Ubud, au 35 Main Street ; 5,50 EUR un repas complet ; nous vous le recommandons fortement ; quelques idées de tarifs : grande brochette de bœuf = 4 EUR, nasi goreng au poulet = 2,50 EUR ; thé ou chaï (thé au lait) = 0,80 EUR ; jus de fruit frais = 1 EUR ; Coca = 0,60 EUR ; dessert = 1,40 EUR ; excellent Tapas ; Tél. (0361)977169).

Plus de photos d'Ubud...

Dépenses de la journée : 12 EUR/pers.
(dîner, hébergement)

Ce matin, réveil vers 7h et petit déjeuner toujours à notre hébergement. Des statues divines sculptées dans la pierre sont disséminées ici et là dans le magnifique jardin. Elles sont parées de superbes fleurs aux couleurs éclatantes, fraîchement coupées. De petits paniers d'offrandes ont également été religieusement placés à leur pied.

Aujourd'hui, nous louons un scooter 100 cm3 à vitesses automatiques (3,50 EUR/jours assurance comprise ; service proposé par notre hébergement). Nous partons ainsi à la découverte de Bali, sans pour autant trop nous éloigner d'Ubud. Nous ne manquons pas de faire tout d'abord le plein d'essence. Dans cette région de l'île, de véritables stations essence, identiques à celles que l'on trouve chez nous en France, ont été construites. En revanche, les prix pratiqués sont nettement inférieurs puisque le litre d'essence est seulement à 0,37 EUR !!!

Nous prenons tout d'abord la grande route jusqu'à Klungkung, puis une route plus petite en direction de Selat. De part et d'autre, de splendides rizières en terrasse s'offrent à nos yeux. Aujourd'hui, le ciel se couvre de gros nuages blancs.

Nous passons le village de Selat, et poursuivons jusqu'à Bangli, puis Tampaksiring. À quelques kilomètres d'Ubud, nous passons par le village de Pejeng où nous découvrons encore de magnifiques rizières (quelques km à l'Est d'Ubud).

Plus de photos...

Notre balade à scooter fut vraiment très agréable, mais fatigante, puisque nous avons parcouru environ 100 km ! Mais après une bonne douche et un saut dans la piscine, nous voilà requinqués !

Pour le dîner, nous hésitons entre le "Wayang's Cafe" qui propose un buffet balinais à 12 EUR/pers et le "Nomad", que nous avions tellement apprécié la veille ! Ce dernier a laissé un tellement bon souvenir à nos estomacs, que nous réitérons avec joie l'expérience !!!

Restaurants à Ubud

Voici quelques restaurants où nous avons été :

  • "Nomad" (service impeccable ; restauration quasiment semi-gastronomique ; délicieux ; très propre ; malheureusement situé en bordure de la rue principale d'Ubud, au 35 Main Street (voir ) ; 5,50 EUR un repas complet ; nous vous le recommandons fortement ; quelques idées de tarifs : grande brochette de bœuf = 4 EUR ; nasi goreng au poulet = 2,50 EUR ; thé ou chaï (thé au lait) = 0,80 EUR ; jus de fruit frais = 1 EUR ; Coca = 0,60 EUR ; dessert = 1,40 EUR ; excellent Tapas ; tél. (0361)977169)
  • "Cafe Wayan & Bakery" (très bon ; un peu plus cher que le Nomad ; propose des buffets le dimanche soir ; beau jardin au calme ; sur la Monkey Forest Road ; tél. (0361)975447 ; )
  • "Lotus Lane" (agréable ; bon ; propre ; 9 EUR le repas complet ; remise de 10% au deuxième passage)
  • "Cafe Lotus" (superbe cadre au bord d'un grand bassin rempli de lotus, de nénuphars et de grenouilles ; assez cher ; service anodin ; bon ; propre ; pas très copieux)
  • "Barberkyu" (très bon dessert (2 EUR) ; raffiné ; bon service ; situé sur la Monkey Forest Road)
  • "Cafe Bali" (très bon ; 5 EUR un repas complet)

Après le dîner, nous assistons à un petit spectacle balinais gratuit avant d'aller nous coucher.

Plus de photos d'Ubud...

Dépenses de la journée : 15 EUR/pers.
(dîner, scooter+essence, hébergement)

Ce matin, nous laissons à notre hébergement la moitié de nos affaires. Nous avons rajouté quelques jours à la location de notre scooter, bien que nous ne sachions pas exactement quand nous serons de retour... (voir plus bas, la suite d'Ubud).

Notre souhait est de rejoindre Amed, situé à l'Est de Bali et à environ 80 km d'Ubud. Nous repassons tout d'abord par le village de Pejeng pour revoir les magnifiques rizières que nous avions découvertes la veille. Nous rejoignons la grande route jusqu'à Klungkung, puis roulons jusqu'à Candidasa où nous marquons la pause déjeuner au bord de la mer. Candidasa propose une grande infrastructure touristique, la côte est vraiment belle et l'eau d'un bleu turquoise limpide...

Nous poursuivons notre trajet toujours sur la même route. Nous remarquons fréquemment le panneau avec l'indication "hati hati", qui signifie "attention" ! D'ailleurs, un agent de police est posté à presque tous les grands carrefours. Au bout d'un moment, leur immobilité nous semble suspecte, d'autant plus qu'ils se ressemblent tous ! Mais bon, vu de notre scooter, nous passons tout de même quelques "agents" avant de nous rendre compte qu'il ne s'agit que de statues "trompe-l'œil" ! Nous nous arrêtons, pour étudier un policier sous toutes ses coutures... Les détails sont étonnants !!! Les statues du musée Grévin n'ont qu'à bien se tenir !

La route quitte maintenant la côte et grimpe jusqu'à un petit col. Sur notre droite, tout juste avant d'atteindre le sommet, de superbes rizières s'étendent à perte de vue. Nous retenons l'endroit pour pouvoir y revenir un autre jour. Après le col, le paysage devient plus aride. La route se rétrécie et la circulation se fait plus rare. Les stations essences ne sont pas parvenues jusqu'ici et nous devons faire le plein auprès des particuliers. En effet, sous des stands en bois, construits fortuitement ici et là au bord de la route, de l'essence, stockée dans des bouteilles en verre ou en plastique, est vendue au prix (oserais-je dire dérisoire ?!?) de 0,43 EUR le litre !

Au centre du village de Culik, il ne faut pas rater la petite route à gauche pour rejoindre Amed. Un peu plus loin, un péage nous oblige à payer des droit d'accès (0,27 EUR pour nous deux et le scooter ; avec accès multiple).

Amed

Amed (ou Ahmed) est un petit village de pêcheurs. Toute la côte est longée par une toute petite route sinueuse et vallonnée. On trouve aux abords de la route, plusieurs hôtels ou losmens pour toutes les bourses. Certains hôtels de luxe proposent même des chambres à 250 EUR ! Les plages sont couvertes de sable et de galets noirs, en raison de la proximité des volcans. D'ailleurs le Gunung Agung domine la baie du haut de ses 3 100 mètres d'altitude. Ici, l'eau n'est pas turquoise, du fait de la couleur foncée du sol. Mais elle est toutefois très limpide et riche en faune et en flore. Amed est aussi le coin de Bali le plus aride où il est quasi certain de trouver le soleil !

Nous nous posons au "Bamboo Bali" et partons aussitôt snorkeler avec notre propre matériel.

Où dormir à Amed ?

Voici 2 hébergements où nous avons logé :

  • "Bamboo Bali", où nous avons logé (mise à jour 2007 : 8 EUR un beau bungalow ; ventilateur ; propre ; eau chaude ; moustiquaire, malheureusement trop petite par rapport à la taille du lit ; petit déjeuner inclus, simple et pas bon ; accueil sympa ; beau jardin ; restaurant ; loue des équipements pour le snorkeling ; possibilité de se faire masser ; réveil assuré par les coqs, les chèvres et la route ; réserver ici)
  • "OnlYou", revisité en 2015 (tenu par M. et Mme Muller, qui proposent 1 villa avec piscine privée, 1 bungalow duplex pour 2x2 personnes et 1 bungalow pour 2 personnes avec piscine privée et commune pour les 2 bungalows ; hébergements haut de gamme ; très propre et bien entretenu ; climatisation et ventilateur ; TV+DVD ; terrasse ; chaises longues ; jardin ; au calme, juste quelques coqs et chèvres pas très loin ; très bon accueil ; cadre paradisiaque ; 5 étoiles indonésiennes ; le bungalow duplex est à 47 EUR la nuit en hors saison, petit déjeuner inclus ; WiFi ; réserver ici)

Et voici quelques autres adresses :

  • "Santai" (www réserver ici)
  • "Blue Moon Villas" (www réserver ici)
  • "Apa Kabar Villas" (réserver ici)
  • "Hidden Paradise Cottages" (www réserver ici)
  • "Coral View Villas" (réserver ici)
Recherche et réservation d'hôtels à Amed

Il nous suffit de traverser la route pour accéder à la plage. Une fois la tête sous l'eau, nous n'en croyons pas nos yeux ! Nous n'avons jamais vu des fond aussi beaux !!! Nous nous laissons porter par le courant jusqu'à la crique d'Amed (voir plan ci-dessous).

Après notre dîner au "Bamboo Bali" (pas cher ; bon), nous nous couchons, la tête remplie de mille et une superbes images aquatiques !

Dépenses de la journée : 9 EUR/pers.
(dîner, scooter+essence, hébergement)

Le lendemain, nous partons à nouveau snorkeler. L'eau est trouble par endroits ce matin, mais les fonds sont tout aussi fabuleux (tant au niveau de la variété des poissons que des coraux). Durant 1h30, nous sommes émerveillés par ce que nous avons la chance de pouvoir observer.

Nous sommes ravis d'avoir notre scooter car les transports en communs locaux sembles rares. Nous remarquons qu'il est possible de louer des vélos ou des scooters. Nous partons découvrir le reste de la côte assis sur notre scooter. La région est facile à visiter et il est impossible de se perdre, puisqu'il n'y a qu'une petite route qui longe la côte sur des dizaines de kilomètres. Il y a vraiment très peu de touristes et les hébergements sont presque vides, ce que déplorent les balinais qui vivent nombreux du tourisme.

Vers midi, nous sommes de retour à Amed et déjeunons au "Amed Cafe" (très bon ; bon service ; propre ; tarif correct ; à 200 m du Bamboo Bali ; www.amedcafe.com).

Sur la plage, une multitude de petits bateaux de pêcheurs attendent de prendre le large. Au loin, des enfants s'amusent dans l'eau.

Dans l'après-midi, nous partons à scooter rejoindre le site d'un bateau japonais échoué dans la mer (7 km à l'Est de "Bamboo Bali"). Comme on nous l'avait indiqué, il y a bien un fanion blanc au niveau de l'épave. Nous garons notre scooter et descendons sur la plage de galets noirs. Le fanion se trouve à environ 20 mètres du rivage.

Nous nous mettons à l'eau avec notre équipement de snorkeling, curieux de ce que nous allons y trouver... À coups de palmes, nous nous approchons d'une grande masse sombre lorsque nos yeux découvrent la silhouette de la carcasse du bateau d'environ 20 m de long ! C'est la première fois que nous voyons ce genre de vestige et nous sommes déjà impressionnés par cette vue ! Mais quelle n'est pas notre surprise de constater, en nous approchant, à quel point la vie prend ses droits et s'impose ! Ce n'est que pure émerveillement !!! Nous contemplons dans cette eau cristalline à peine trouble, des coraux de diverses couleurs. Par ici, ils sont oranges flamboyants et leurs branches, balayées par les mouvements des courants, flottent dans l'eau telles les branches d'un arbre flottant au vent. Par là, ils sont jaunes citron rigides, et, telle une muraille, ils forment des lacets qui jamais ne se croisent. Ici encore, ils sont bleus... Une multitude de poissons multicolores gravitent autour pour se nourrir...

En sortant de l'eau, nous nous allongeons sur la plage, entre deux bateaux de pêcheur, et repassons devant nos yeux les sublimes images que nous avons vues.

En fin de journée, et du haut d'un "point de vue" (voir ), nous observons les pêcheurs, se lancer, par centaines dans leurs petites embarcations, à l'assaut des flots et du poisson. En arrière-plan, le volcan Gunung Agung se dresse majestueusement. Nous sommes tout à coup envahis par une ribambelle d'enfants, entre cinq et dix ans, à la peau brune, halée par le soleil et aux yeux bridés rieurs, qui viennent vendre les petites corbeilles de sel ainsi que les colliers de coquillages qu'ils ont confectionnés de leurs petites mains. C'est bien la première fois que des enfants nous "harcèlent" depuis notre arrivée en Indonésie !

La journée s'achève et le soleil se couche sur la mer, l'illuminant de milles feux...

Volcan Gunung Agung et le village d'Amed - Bali
Amed et le volcan Gunung Agung

Pour changer, nous dînons ce soir au "Apa Kabar Villas" (très bon service ; très propre ; bon plat ; un peu plus cher que d'habitude ; Lassis au fruit = 2 EUR ; jus de fruit frais = 1,50 EUR ; Pepes Ikan Urab (poisson enroulé dans une feuille de banane, légumes et riz) = 3,50 EUR ; Satay Ikan (brochette de poisson, légume et riz) = 3 EUR).

Plus de photos d'Amed...

Dépenses de la journée : 15 EUR/pers.
(déjeuner, dîner, scooter+essence, hébergement)

Le lendemain matin, nous décidons de retourner, toujours à scooter, aux rizières que nous avions vues il y a 2 jours de cela, entre Candidasa et Amed. À Culik, nous reprenons la route principale en direction de Candidasa. Nous passons le col et peu de temps après, nous arrivons au niveau des fabuleuses rizières (avant la ville de Tirtagangga). Nous abandonnons notre scooter et marchons durant 2h à travers ces champs. Les touristes qui s'aventurent jusqu'ici ne doivent pas être bien nombreux car les gens qui travaillent et qui nous saluent gentiment sourient d'un air amusé !

L'une des particularité de l'Indonésie, est que l'on y cultive le riz toute l'année ce qui permet d'en observer tous les stades de la culture. Ici, certaines parcelles sont labourées alors que sur d'autres, le riz a déjà quelques centimètres de haut. Certains, les pieds dans l'eau, arc-boutés sous leur chapeau de paille, plantent régulièrement des semis qui atteindront entre 80 et 120 cm de haut. Ici, pas de machines agricoles polluantes : des bœufs tirent une charrue qui laboure le sol de gros sillons.

Plus de photos des rizières de Tirtagangga...

Nous rentrons ensuite à Amed. Sur la route, à Culik, nous nous restaurons de fruits exotiques (papaye = 0,43 EUR ; ananas = 0,26 EUR). De retour au "Bamboo Bali", nous récupérons notre matériel de snorkeling et repartons à Tulamben, situé à 13 km à l'Ouest d'Amed (30 min de trajet en scooter).

Tulamben

La principale "attraction" de Tulamben est une épave qui gît à seulement une vingtaine de mètres du bord. Il s'agit en fait d'un cargo torpillé lors de la 2ème guerre mondiale. La poupe de celui-ci est enfoncée à environ 30 m de fond, tandis que la proue (l'avant du bateau) est seulement à 3 m de fond (selon la marée). Il semblerait préférable de découvrir cette épave en plongée, mais nous tentons tout de même le snorkeling.

En arrivant au village de Tulamben, nous constatons très vite la présence de nombreux clubs de plongée... C'est le signe que nous sommes proches ! Nous devons tout de même demander notre chemin aux locaux pour trouver exactement l'endroit.

La plage est faite de gros galets noirs et les gros rouleaux qui s'y abattent ne facilitent pas l'accès à l'eau. Nous nous lançons, munis de nos palmes, masques et tubas. L'eau n'est pas très engageante, puisqu'ici, elle est très foncée ! Elle est, de plus, extrêmement trouble, et on n'y voit rien du tout ! Nous nageons vers le large, sans vraiment savoir dans quelle direction aller. De temps en temps je replonge la tête sous l'eau... mais rien... L'eau n'est plus trouble, mais je ne vois que le noir profond et angoissant ! En regardant vers la plage, j'aperçois quelqu'un qui me fait des signes afin de m'indiquer la bonne direction. Nous nageons... et soudain, une silhouette monstrueuse et noire apparaît à nos yeux... c'est l'épave ! Nous restons bouche bée ! En nous approchant, nous apercevons une multitude de coraux accrochés sur cette carcasse et autant de poissons nageant autour. C'est tout simplement fabuleux ! Par chance, nous sommes à marée basse et la proue de l'épave est seulement à 2 m de nous. En plongeant en apnée, l'eau devient encore plus limpide et les couleurs deviennent bien visibles. Je descends plusieurs fois à près de 15 m de profondeur. Je rentre même dans la carcasse de l'épave où je suis surpris par un ban d'énormes poissons ! L'épave est couchée sur environ 30 à 50 m de large. Fatigué de mes apnées, nous retournons à la plage où nous retrouvons nos affaires.

C'était tellement beau que cela nous donne envie d'en voir plus et, finalement, après être allés prospecter quelques clubs de plongée, nous réservons une plongée pour le lendemain !

En attendant, nous retournons au "Bamboo Bali" à Amed. Pour nous relaxer, nous acceptons de nous faire masser dans notre chambre par les masseuses de notre hébergement. Ce massage indonésien est effectué en enduisant le corps d'huile de noix de coco. Toutes les vertèbres et tous les muscles sont passés en revue ! De temps en temps, cela détend vraiment, mais par moment, cela fait mal !!!

C'est tout de même très zens, que nous allons dîner au bord de mer au "Amed Cafe". Nous sommes sous le charme de ce petit village (Amed) où il fait bon se laisser vivre !

Dépenses de la journée : 11 EUR/pers.
(déjeuner, dîner, scooter+essence, hébergement)

Ce matin, nous quittons Amed. Nous achetons sur le chemin un appareil photo étanche argentique réutilisable qui supporte 30 m de profondeur (18 EUR ; acheté dans une petite supérette située en face de l' "Amed Cafe"). Puis nous filons sur notre scooter, notre sac sur le dos, en direction de Tulamben afin de rejoindre le club de plongée dans lequel nous avions réservé la veille (13 km ; 30 min de trajet).

Nous effectuons notre plongée avec le "Blue Water" (tél. 62-(0363)-22912) pour un coût de 39 EUR pour nous deux. Nous sommes chacun accompagné d'un moniteur, puisqu'aucun de nous deux n'a de niveau officiel, bien que nous ayons déjà plongé à plusieurs reprises. J'ai plus d'expérience qu'Emmanuelle, mais je juge plus prudent d'avoir quelqu'un qui m'accompagne tout au long de cette plongée.

Nous enfilons nos combinaisons et partons à pied vers la plage. Nos bouteilles sont transportées sur une moto. Sur la plage, nous enfilons nos bouteilles, testons le matériel, puis nous nous lançons. La rentrée dans l'eau est difficile car il ya de grosses vagues et de gros galets jonchent le bord de mer. Une fois bien installés dans l'eau et stabilisés par nos gilets, nous mettons nos masques et détendeurs pour ensuite nager vers le large. Nous nous enfonçons enfin dans l'eau à la verticale en dégonflant nos gilets. Une fois au fond, nous longeons le sable jusqu'à l'épave. Soudain, nous apercevons la silhouette sombre et imposante de l'épave, que nous découvrons au fur et à mesure que nous avançons : c'est vraiment grandiose ! Nous longeons les bords de l'épave et nous nous dirigeons doucement vers la poupe, tout en descendant en douceur. D'après mon profondimètre, je suis à 27 m de profondeur !

Emmanuelle s'est arrêtée à 16 m (il s'agit de sa troisième plongée !) et je la vois s'enfoncer, avec son moniteur, dans un trou béant de la carcasse rouillée du navire. Nous avons chacun notre accompagnateur et nous pouvons donc nous séparer et aller chacun à notre rythme. L'épave est recouverte de coraux de plusieurs couleurs autours desquels gravitent une kyrielle de petits poissons bariolés. J'aperçois tout à coup une grosse tortue, puis un immense barracuda qui nagent tranquillement, une raie à pois bleus et bien entendu plein d'autres poissons et coraux. Fort heureusement, j'ai mon appareil à photo pour immortaliser toute cette somptueuse vie aquatique qui cohabite en symbiose, mais le résultat des clichés est malheureusement loin de la réalité !

Plus de photos de Tulamben et de la plongée sur l'épave...

Après 35 minutes de plongée, nos bouteilles sont presque vides et nous commençons la remontée. Sortir de l'eau est assez périlleux car les vagues nous font vaciller, avec le risque d'être projetés sur les gros galets ! Nous sommes heureusement aidés par nos deux accompagnateurs. Nous étions seuls à plonger, mais en sortant, un groupe d'une dizaine de plongeurs se jettent à l'eau à leur tour. Nous retournons en combinaison et avec tout notre attirail, au club plongée avec une multitude de magnifiques images en tête. Nous nous douchons avant de reprendre la route en scooter vers 10h30.

Nous nous dirigeons vers l'Ouest de Bali et longeons la côte. Nous nous arrêtons pour manger quelques fruits, visitons un temple et faisons plusieurs rencontres attendrissantes...

Plus de photos...

À Tejakula, nous prenons à gauche, une petite route en direction de Kintamani (un panneau l'indique, mais presque aucune carte routière n'indique cette route). Le but était de ne pas faire le grand tour par Boengkoelan. Nous faisons ici le plein d'essence (pas de station dans cette région, mais seulement des stands vendant de l'essence en bouteille). Nous quittons ici la côte et commençons une raide et longue montée. Notre scooter à vraiment de la peine à monter certaines pentes, même avec un élan préalable ! Ici, une délicieuse odeur de clou de girofle remplit nos narines. Plus on monte, plus la température baisse et nous devons nous habiller.

Batur

Nous arrivons enfin au sommet qui se trouve à 1 600 m d'altitude. La route est superbe et les vues grandioses ! Nous sommes en fait sur le bord d'un grand cratère d'un ancien volcan, avec en son centre, un volcan actif plus jeune, le Batur. Sur l'un des versants, nous voyons très bien les traces des dernières coulées de lave qui datent du XXe siècle. Aujourd'hui, du volcan ne s'échappent plus que quelques fumées. Il est même possible de faire l'ascension du volcan. Tout à côté, se trouve le lac Batur.

À Kintamani, situé sur les lèvres de l'ancien cratère, nous visitons le temple "Batur" (accès gratuit ; mettre un sarong ; magnifique).

Tenue pour la visite d'un temple

Pour visiter un temple, il est nécessaire de porter une tenue décente. Il est souvent obligatoire de porter une ceinture (sash) ou une tunique (sarong). Le sarong est un large tissu que l'on fixe autour de la taille et qui recouvre toutes les jambes. Si vous êtes en short ou en jupe, vous n'échapperez pas au "sarong". Pour porter un "sash" ou un "sarong", soit vous le louez à chaque fois (à négocier ; environ 0,17 EUR) ou vous en achetez un, une fois pour toute.

Plus de photos du volcan Batur et environs...

Heureusement le soleil est présent, car à cette altitude, il fait vraiment plus frais ! Nous entamons ensuite la descente jusqu'à Ubud.

Ubud

Juste avant d'arriver à Ubud et avant que le soleil ne se couche, nous repassons encore une fois du côté du village Pejeng, où nous avions déjà repéré les belles rizières.

À 18h30, il fait déjà nuit. Nous arrivons à Ubud après cette longue journée de scooter de 8h !

Nous nous rendons directement à notre hébergement "Gusti's Garden Bungalows" où nous avions laissé des affaires, mais aussi pour y prendre une chambre. Malheureusement, celui-ci est complet ! Le propriétaire nous propose alors une chambre au "Gusti's II", situé un peu plus loin ... ce que nous acceptons volontiers après l'avoir visité.

Où dormir à Ubud ?

Voici quelques hébergements que nous avons visités :

  • "Gusti's Garden Bungalows", où nous avons logé (au calme ; grandes chambres propres, dont certaines avec une grande baie vitrée ; 13 EUR la chambre ; jardin luxuriant ; petite piscine ; bassins et ruisseaux ; restaurant ; laundry service ; réserver ici)
  • "Gusti's Garden 2", où nous avons logé (13 EUR ; petit déjeuner inclus et servi sur la terrasse de la chambre ; au calme et au milieu des rizières ; très propre ; belle piscine ; voir réserver ici)
  • "Han Sual" (3 rue Jalan Kajeng ; au calme ; superbe chambre ; 17 EUR ; beau jardin)
  • "Artini Cottages" (rue Honoman ; rue passante ; 13 EUR ; propre ; les chambres sont disposées dans une architecture balinaise individuelle, ressemblant à un temple)
  • "Puri Ulun Carik" (grande chambre ; belle piscine avec chaises longues ; au calme, mis à part quelques coqs ; petites déjeuners servis sur la terrasse de la chambre ; 10 EUR la chambre avec ventilateur ; d'autres chambres sont climatisées ; situé sur la Monkey Forest Road ; voir )
  • "Fibra Inn & Spa Resort" (belle salle de bain ; eau chaude ; draps et serviettes pas très propres ; vieille literie pas propre (dommage) ; beau jardin balinais avec 2 piscines ; accueil très sympa et serviable ; 17 EUR la chambre avec petits déjeuners ; situé sur la Monkey Forest Road ; tél. 62-361-975451 ; réserver ici)
Recherche et réservation d'hôtels à Ubud

Après une bonne douche (froide, mais comme c'est agréable !), nous retournons dîner pour la 3ème fois au "Nomad" ( ; voir plus haut pour les commentaires) !

Nous passons ensuite un peu de temps dans un cybercafé pour donner des nouvelles à notre entourage.

Dépenses de la journée : 34 EUR/pers.
(plongée, déjeuner, dîner, scooter+essence, hébergement)

Ce matin, après une grasse matinée bien méritée, nous profitons pleinement de notre hébergement (petit déjeuner copieux sur notre terrasse juste devant les rizières, baignade à la piscine...). Notre petit déjeuner est composé d'un assiette de fruits (papaye, ananas et banane), d'un pancake, d'un toast ou d'un jaffle au fruit, thé ou café.

Nous partons ensuite visiter "Goa Gadja" (grotte de l'éléphant) (0,50 EUR/pers ; à quelques km d'Ubud). Il s'agit d'une caverne dont l'entrée est sculptée, d'un bassin avec des statues fontaines et d'un parcours dans la forêt avec plusieurs minuscules temples. Curieusement, nous sortons du site par un sentier de la forêt, où il n'y a ni barrière, ni caisse. Nous tombons sur un village et essayons de retrouver la route pour rejoindre notre scooter garé sur un parking.

Nous repartons ensuite vers Ubud et dans les faubourgs de la ville, nous nous arrêtons dans une rue où sont regroupés plusieurs sculpteurs. De magnifiques statues en bois jonchent les trottoirs devant des magasins remplis à craquer de sculptures plus belles les unes que les autres ! (située juste à l'entrée d'Ubud, en venant de "Goa Gadja" ; impossible de rater)

Nous revisitons le temple au centre d'Ubud (entrée libre), puis retournons nous reposer à notre magnifique hébergement.

En fin de journée, nous assistons à un spectacle de nuit, intitulé "Kecak Ramayana and Fire Dance" (4,50 EUR/pers ; durée : 1h30 ; tous les lundi et vendredi à 19h30 ; les billets sont à acheter à l'entrée du spectacle ou dans la rue tout au long de la journée et au même prix). Il s'agit d'une sorte de théâtre musical composé de danses et de chants. Les acteurs sont maquillés, parés de nombreux bijoux en or et vêtus de costumes hauts en couleurs. Ils sont entourés d'un groupe d'une trentaine d'hommes qui, les uns à côté des autres, forment un demi-cercle. Ces derniers sont plus modestement vêtus et leurs chants mélodieux rythment le jeu des acteurs car il n'y a pas d'instruments de musique. On voit tour à tour, sur le devant de la scène, un roi, sa fille, son prince charmant ainsi qu'un méchant sorcier, dont le visage est caché par un horrible masque ! Et bien évidemment, c'est l'amour qui triomphe à la fin !

Spectacles à Ubud

Pratiquement tous les soirs à Ubud, se déroulent des spectacles typiquement balinais. Même si ceux-ci sont destinés aux touristes de passage, il est agréable d'en découvrir 1 ou 2. Ces spectacles commencent en général à 19h30 et les billets sont à acheter à l'entrée de la salle de spectacle ou dans la rue tout au long de la journée (au même prix).

Voici 2 spectacles que nous avons eu l'occasion de découvrir à Ubud :

  • "Legong" (il s'agit de balinais et balinaises maquillés revêtus de costumes hauts en couleurs et parés de nombreux bijoux en or, qui dansent sur de la musique balinaise, jouée par une dizaine de personnes. La musique est produite par de grands instruments en forme de xylophone, frappés par des marteau. Le son peut être vraiment très fort, surtout lorsque le spectacle se déroule dans une salle ; 4 EUR/pers. pour 1h30 de spectacle ; tous les lundis à 19h30).
  • "Kecak Ramayana and Fire Dance" (il s'agit d'une sorte de théâtre musical composé de danses et de chants. Les acteurs sont maquillés et habillés comme dans le spectacle "Legong". Ils sont entourés d'un groupe d'une trentaine d'hommes qui, les uns à côté des autres, forment un demi-cercle. Ces derniers sont plus modestement vêtus et leurs chants mélodieux rythment le jeu des acteurs car ici, il n'y a pas d'instrument de musique. On voit tour à tour, sur le devant de la scène, un roi, sa fille, son prince charmant ainsi qu'un méchant sorcier, dont le visage est caché par un horrible masque ! Et bien évidemment, c'est l'amour qui triomphe à la fin ! 4,50 EUR/pers pour 1h30 de spectacle ; tous les lundi et vendredi à 19h30).

Ce soir, nous dînons au "Cafe Lotus" (superbe cadre au bord d'un grand bassin rempli de lotus, de nénuphars et de grenouilles ; assez cher ; service anodin ; bon ; propre ; pas très copieux). Pour le désert, nous préférons quitter le "Cafe Lotus" et essayons le "Barberkyu" (très bon dessert (2 EUR) ; raffiné ; bon service ; situé sur la Monkey Forest Road). Pour finir la soirée, nous prenons un thé au "Hu Rai" (situé dans la même rue) avant d'aller nous coucher.

Plus de photos d'Ubud...

Dépenses de la journée : 21 EUR/pers.
(déjeuner, dîner, scooter+essence, hébergement)

Après un délicieux petit déjeuner, un dernier bain dans la piscine et après avoir rendu notre scooter, nous quittons Ubud. Nous avons réservé, la veille, un trajet en bus pour rejoindre Lovina. Un 1er minibus nous récupère au bord de la route et nous emmène à une mini gare routière d'où partent tous les grands bus. 1/2h après, nous embarquons dans un bus (départ à 10h30 ; 3h de route ; 20 min de stop à Bedugul ; très vieux bus aux suspensions douteuses ; 6,50 EUR/pers ; compagnie Perama).

Durant le stop à Bedugul, nous avons le temps de nous promener dans un grand marché qui propose de nombreux fruits et légumes (courgettes, tomates, aubergines, fenouils, carottes, radis, etc.) et autres produits divers.

À Lovina, de nombreux rabatteurs envahissants nous abordent ! Ils proposent tous des hébergements, des tours en mer pour faire de la plongée ou observer les dauphins. Nous déclinons leurs offres puisque Lovina n'est qu'une étape pour nous, Pemuteran étant la destination finale.

Pemuteran

Bien entendu, les rabatteurs nous déconseillent d'aller à Pemuteran (trop cher, pas de bus...). En effet, nous savons que la région est chère et nos différents livres "guides" ne nous donnent pas beaucoup d'informations, mais nous voulons justement découvrir cette partie de Bali. Nous avons quelques difficultés pour trouver le moyen pour rejoindre Pemuteran. Postés sur la route, vers 15h, nous hélons un bus privé qui accepte de nous prendre (climatisé ; 4,50 EUR/pers ; 1h de route).

À 16h, le bus nous dépose. Curieusement, aucun rabatteur ! Je me lance seul à la recherche d'un hébergement durant plus d'une heure.

Où dormir à Pemuteran (voir plan ci-dessous) ?

Voici quelques hébergements que nous avons relevés à Pemuteran (d'Ouest en Est) :

  • "The Gawana Menjangan Beach Resort"
  • "Rare Angon Home Stay & Restaurant" (très belle chambre ; propre ; salle de bain extérieure ; 22 EUR ; réserver ici)
  • "Taman Sari Bali Resort & Spa", ex "Taman Sari Bali - Montain Resort By The Sea" (chambres et bungalows de standing ; restaurant excellent ; Tél. 0062(0362)94755 et 0062(0362)93264 ; réserver ici)
  • "Pondok Sari Bungalow Resort & Restaurant" (42 EUR la double ; 37 EUR la simple ; 8 EUR le lit supplémentaire ; Tél. 0362 94738 ; réserver ici)
  • "Taman Selini Beach Bungalows & Restaurant" (à partir de 47 EUR la chambre ; réserver ici)
  • "Amertha Bali Beach Front Residence" (de 155 à 315 EUR la villa ; réserver ici)
  • "Jubawa Home Stay & Restaurant" (chambre au 1er étage, au-dessus du restaurant ; accès Internet ; centre de plongée)
  • "Matahari Beach Resort" (Relais & Chateaux 5 étoiles ; jusqu'à 315 EUR ; réserver ici)

Tous les tarifs indiqués incluent le petit déjeuner pour 2 personnes.

Recherche et réservation d'hôtels à Pemuteran

Il n'y a en effet que très peu d'hôtels "bon marché", alors nous nous faisons plaisir en louant une petite villa appelée "Amertha Bali Beach". Comme certaines villas des alentours sont encore en cours de construction, ce qui peut occasionner du bruit, on nous propose la villa à un très bon prix (après tout de même 1h de négociation), soit 35 EUR la villa au lieu de 215 EUR ! À ce prix, nous aurons également droit à des petits déjeuners royaux ! Il s'agit d'une villa composée de 2 immenses chambres (dont une complètement ouverte à l'étage et une fermée, avec de grandes baies vitrées et climatisée), 2 salles de bain (2 douches et 1 baignoire), une cuisine extérieure, une terrasse et un espace vert privé, un service impeccable (serviettes changées plusieurs fois par jour, lits et ménage faits plusieurs fois par jour).

Puisque cet endroit ne dispose pas encore, ni d'un restaurant, ni d'une piscine commune, nous avons accès à l'infrastructure de l'hôtel "Taman Sari Bali" situé à 400 m par la plage.

L'endroit est très calme, certaines villas sont avec piscine privée au prix de 313 EUR (qui nous avaient été proposées à 59 EUR en raison des travaux avoisinants).

Dépenses de la journée : 36 EUR/pers.
(trajet Ubud-Pemuteran, dîner, hébergement dans une villa)

Ce matin, nous nous réveillons en pleine forme !?!! Nous prenons notre petit déjeuner au "Taman Sari Bali" comme prévu (compris dans le prix de la villa ; petit déjeuner américain, soit 1 jus de fruit, 1 pancake ou toasts, œufs/bacon/jambon/saucisse, assiette de fruits, thé ou café).

Nous partons ensuite snorkeler en face du "Taman Sari Bali". Les plages sont de sable noir. Les vagues qui s'abattent sur la plage ne facilitent pas l'entrée dans l'eau. De plus, il faut faire attention aux rochers. L'eau est assez trouble. Des bouées délimitent la zone de snorkeling. En s'éloignant, l'eau devient un peu plus claire, et nous découvrons quelques coraux magnifiques (orange, roses, bleus et jaunes), mais nous constatons également d'énormes coraux détruits, qui gisent à l'envers sur le sable ! De plus, la mer semble ramener ici de nombreux déchets comme des sacs en plastique. Nous en récupérons un maximum pour les jeter à la poubelle.

Pemuteran à mis en place un programme de stimulation des coraux qui a été mis en œuvre par le biais de câbles électriques reliés à de grands paniers sur lesquels les coraux ont commencé à pousser et sont mêmes très nombreux (cela semble bien fonctionner).

Il est possible d'aller snorkeler ou plonger sur l'île de Pulau Menjangan qui semble magnifique (tarif proposé par l'hôtel = 35 EUR/pers., incluant le trajet en bateau (1h aller et 1h retour), la location du matériel et le repas de midi pris sur l'île ; durée totale = 4 à 5h).

Nous nous promenons ensuite dans le village et nous croisons de nombreux locaux qui arborent de grands sourires chaleureux et qui s'empressent de venir nous dire "bonjour" en essayant de discuter avec nous. À aucun moment, nous n'entendrons "money" ou "school pen". Ici, les touristes sortent apparemment rarement des complexes hôteliers ce qui a préservé l'authenticité des habitants.

Il y a en effet très peu d'hébergements pour routards. Nous relevons toutefois quelques "Home Stay" (hébergement chez l'habitant) et "Warung" (petit restaurant), ainsi que des lieux pour louer un véhicule ou du matériel de plongée.

Restaurants et magasins utiles à Pemuteran (voir plan ci-dessus)

Voici quelques restaurants et magasins utilises à Pemuteran, que nous avons relevés d'Ouest en Est :

  • "Rare Angon Home Stay & Restaurant"
  • "Warung Nasi Purnama Sari" (restaurant très simple)
  • "Warung Nasi Small" (petit restaurant mignon)
  • "Rumah Maka Badini" (restaurant et propose des hébergements)
  • "Tirta Luhur" (supérette assez fournie ; laundry service ; location de voiture et scooter à 6,50 EUR/jour le scooter ; réservation de bus)
  • "Jubawa Home Stay & Restaurant" (chambre au 1er étage au de-dessus du restaurant ; accès Internet ; location de matériel de plongée).

Pour se restaurer, il est également possible de prendre un repas dans un hôtel haut de gamme cité plus haut.

Nous passons l'après-midi à la piscine du "Taman Sari Bali", sur la plage ou encore dans notre chambre plein air de la villa... Une après-midi fort reposante et très appréciée !

Le soir, nous dinons à l'hôtel (excellent).

Plus de photos de Pemuteran...

Dépenses de la journée : 25 EUR/pers.
(dîner, hébergement dans une villa)

Grasse matinée et petit déjeuner à l'hôtel "Taman Sari Bali" (compris). Nous profitons ensuite pleinement de notre villa jusqu'à midi, avant de la quitter, car l'aventure nous appelle...

Nous sommes à peine postés sur la route principale, qu'un bemo s'arrête pour nous proposer ses services. Nous partons ainsi jusqu'à Gilimanuk, situé à l'extrême Ouest de Bali (1h de trajet ; 2 EUR/pers.). À Gilimanuk, nous prenons le ferry pour rejoindre l'île de Java (45 min de traversé ; 0,37 EUR/pers. ; départ très fréquent ; billet acheté sur place à la billetterie).

Toutes les photos de Bali...

Pour plus d'informations et la découverte d'autres lieux à Bali, rendez-vous sur notre récit spécifique : "Bali".


Java

Notre itinéraire à Java

L'île de Java est en fait une terre qui s'étire d'Est en Ouest sur près de 1 000 km. Celle-ci regroupe de nombreux volcans actifs. En venant de Bali, il nous faut reculer nos montres d'1 heure, soit un décalage horaire de 5h en plus par rapport à la France (en heure d'été).

Après 45 min de navigation en ferry, nous arrivons au port de Ketapang, situé juste à côté de la ville de Banyuwangi.

Destinations depuis Ketapang ou Banyuwangi

En arrivant sur Java, par le port de Ketapang, situé à côté de la ville Banyuwangi, plusieurs destinations sont envisageables :

  • rejoindre le volcan Kawah Ijen (prendre un véhicule pour rejoindre directement le haut du volcan situé à 35 km - faisable en 2h. Ou prendre un bus pour rejoindre la ville Bondowoso en 2h de trajet, puis un véhicule sur encore 2h de trajet pour rejoindre le haut du volcan ; voir récit ci-dessous Kawah Ijen).
  • rejoindre le volcan Bromo (depuis la gare routière de Ketapang, prendre un bus pour rejoindre la ville de Probolingo en 4h30 de trajet, puis un autre moyen de transport (bemo ou taxi) pour rejoindre le haut du volcan et le village Cemoro Lawang en 2h de trajet ; voir récit ci-dessous Bromo).
  • rejoindre la grande ville de Surabaya, pour rejoindre par exemple l'aéroport le plus proche (7h de trajet en bus direct ; 6 EUR/pers.).
  • rejoindre la grande ville de Yogyakarta, pour visiter les nombreux sites des alentours (environ 12h de trajet en bus direct ; voir récit ci-dessous Yogyakarta).
  • ou encore, rejoindre l'île de Bali (prendre l'un des nombreux ferries ; 0,39 EUR/pers. ; 45 min de traversée).

Kawah Ijen (ou Kawa Ijen)

De là, nous essayons péniblement de trouver un moyen pour rejoindre le haut du volcan Kawa Ijen. Normalement, les montées se font plutôt par le coté Ouest du volcan au dire des "livres-guides" que nous avons. Puisque nous sommes à l'Est du volcan, cela nous obligerait à faire un trajet de 2h de bus, rien que pour contourner le volcan ! Nous souhaitons tenter le trajet "aventureux" par l'Est, qui d'après certains "forumistes français" serait vraiment difficile ! Nous nous lançons à la recherche d'un véhicule en demandant dans la rue. Très vite, nous sommes envahis de rabatteurs.

Après plusieurs aller-retour entre la gare routière et le port, nous trouvons enfin un conducteur de bemo qui nous propose de nous y conduire avec son 4x4 personnel, apparemment garé à son domicile. Après négociation, nous nous mettons d'accord sur le prix de 30 EUR le 4x4 (trajet de 35 km ; durée 2h). Il a l'air sérieux et nous partons donc en bemo jusque chez lui, où effectivement nous découvrons sous une bâche, un 4x4 très récent. Le temps d'apprêter le véhicule, nous embarquons à 4 (nous 2, le chauffeur et son frère). Nous marquons quelques arrêts dans la ville pour effectuer quelques achats alimentaires et faire un retrait d'espèces.

Ensuite, durant 2h de trajet, nous parcourons une toute petite route à 90% asphaltée et tout à fait praticable. Certaines montées sont très abruptes. Nous traversons des cultures de café, puis une forêt tropicale dense, pour arriver enfin à notre destination finale : Paltuding situé à environ 1 800 m d'altitude.

Rejoindre le haut du volcan Kawak Ijen par l'Est (en venant de Bali)

D'après les dires des différents "livres-guides", il est vraiment plus facile d'atteindre le sommet du volcan Kawah Ijen par l'Ouest ! Malheureusement, lorsque vous arrivez de Bali, ceci vous oblige à contourner le volcan par une bonne route praticable en bus, mais qui prendra 2h de trajet jusqu'à Bondowoso. Puis il faudra ensuite entamer une montée sur environ 70 km pour gravir les 1 800 m de dénivelé !
Avec surprise, nous avons découvert que la montée par l'Est est bien moins compliquée et surtout bien plus rapide ! En effet, par ce côté, il n'y a que 35 km de montée, avec effectivement des montées plus abruptes mais tout à fait faisables en 4x4 et certainement praticables en véhicule normal et même à scooter s'il est suffisamment puissant. Après seulement 2h de route tout en montée, la route arrive directement à Paltuding, point le plus proche du cratère (voir récit ci-après).
Nous avons même trouvé que la route "normale" côté Ouest (que nous ferons pour le retour) est bien plus difficile et dans un très mauvais état !
La route côté Est a vraissemblablement été refaite, ce qui expliquerait cette différence constatée avec les "livres-guides" et récits de voyages trouvés sur Internet !

Notre chauffeur nous dépose donc à Paltuding, un lieu-dit qui regroupe quelques baraquements où il y aurait des possibilités d'hébergement. Paltuding est aussi le point de départ du sentier permettant d'atteindre le haut du cratère.

Finalement, il n'y a pas vraiment d'hébergement, mais on nous prête une chambre située dans le chalet du "gardien" de Kawah Ijen. La chambre qu'on nous propose n'est pas très reluisante et celle-ci nous est proposée à un prix relativement élevé (6,50 EUR la chambre sommaire et sale ; pas d'électricité, mais on nous fournit des bougies ; pas d'eau chaude ; des toilettes à éviter ! mais l'accueil est très sympa).

Où dormir à proximité du volcan Kawah Ijen ?
Recherche et réservation d'hôtels proche de Kawah Ijen

En attendant la nuit, nous passons un bon moment à discuter avec les locaux, qui nous montrent fièrement des photos prises avec Nicolas Hulot, lors de son passage à Kawah Ijen. Nous sommes bien entendu les seuls touristes. Nous devons nous habiller chaudement lorsque le soleil commence à se coucher, puisque nous sommes à environ 1 800 m d'altitude.

Nous dînons dans un warung, à la lampe de poche et à la bougie ; on nous prépare un petit repas pour 0,52 EUR/pers composé d'une délicieuse soupe, de krupuk (chips à la crevette) et d'eau en bouteille. Il fait maintenant très froid et nous devons enfiler nos grosses polaires !

Camp de Paltuding sur le volcan Kawah Ijen Chambre de mineur à Paltuding sur le volcan Kawah Ijen Cuisine à Paltuding - volcan Kawah Ijen Diner à Paltuding - volcan Kawah Ijen
Paltuding

L'heure du coucher est arrivée, même si le lit qu'on nous a si gentiment prêté ne nous motive pas vraiment !!! En effet, le drap est presque noir, mais en y plaçant un poncho et en dormant dans nos sacs de couchage, nous devrions arriver à passer une nuit réparatrice.

Dépenses de la journée : 22 EUR/pers.
(trajet Pemuteran-Paltuding, dîner, hébergement)

Kawah Ijen est un volcan actif qui a la particularité de dégager beaucoup de gaz soufré que les locaux "apprivoisent" difficilement pour en exploiter le soufre. Les indonésiens qui y travaillent, descendent au fond de cratère et sont confrontés aux émanations de gaz toxique ; ils remontent à chaque fois jusqu'à 90 kg de soufre qu'ils portent dans des paniers sur leurs frêles épaules, en marchant généralement pieds nus, chaussés de bottes pour les mieux lotis, à travers les rochers et sur des dénivelés de plusieurs centaines de mètres ! Ces courageux pères de famille effectuent un travail de força et ce, pour environ 2 EUR par jour ! Même si ce salaire représente le double du salaire moyen en Indonésie, ces hommes réduisent leur espérance de vie de plusieurs années ! Dans le fond du volcan, se trouve un lac d'acide chlorhydrique d'un vert profond. Pour monter jusqu'au cratère, il faut verser une petite contribution de 1,30 EUR/pers.

Nous nous levons à 4h30. La lueur du jour commence à apparaître. À 5h, nous partons seuls gravir les 400 derniers mètres de dénivelé du volcan Kawah Ijen. Il fait déjà suffisamment jour pour ne pas devoir marcher à la lampe de poche ; nous nous sommes habillés chaudement pour parer au froid (polaire et coupe vent). Le sentier qui permet d'atteindre le sommet est relativement large et grimpe doucement. De temps en temps, quelques odeurs de soufre arrivent à nos narines. Un peu plus loin, la pente devient plus abrupte. Nous passons alors à côté de baraquements où est pesé le soufre extrait du volcan par les travailleurs. Nous croisons quelques porteurs qui nous réclament des cigarettes ou quelque chose à manger. Nous leur donnons les biscuits qui nous avions emportés. Des cigarettes, même appréciées sur le moment, ne feraient qu'accentuer les maux de bronche dont ils souffrent déjà, à force de respirer les émanations de soufre que dégage le volcan.

À partir de là, le sentier devient bien plus facile, mais un vent glacial souffle violemment. La vue est splendide, car le ciel est bleu et nous avons les nuages en-dessous de nous.

Après 2h de marche, nous atteignons le bord du cratère situé à environ 2 200 m d'altitude. Nous apprécions pleinement ce paysage, d'autant plus que nous sommes seuls (ou presque) ! Nous croisons parfois quelques porteurs qui se dirigent vers le fond du cratère, situé 150 m plus bas. Au fond, nous distinguons visiblement les fumées et le lac d'acide de couleur vert émeraude

Du bord du cratère, 2 sentiers permettent de longer la crête. Un autre sentier permet la descente au fond du cratère. Ce dernier est interdit aux visiteurs (un panneau l'indique), mais les porteurs nous invitent à y descendre. L'odeur du soufre est déjà très prononcée et décide Emmanuelle à ne pas continuer plus loin. J'entame alors la descente à travers un sentier très abrupte et sur un parcours où les éboulis sont menaçants. Je croise plusieurs porteurs qui gravissent péniblement la pente, leur chargement de soufre sur les épaules.

Après 30 min de descente, je me retrouve à côté de l'exploitation de soufre. Cet endroit est grandiose et en même temps tellement terrifiant... Le jaune du soufre sur fond de ciel bleu, le soufre rouge à l'état liquide qui sort des canalisations posées par les hommes... et ces pauvres travailleurs qui se ruinent la santé... Quel tableau, à la fois irréel et si poignant !

Même muni d'un masque à particules acheté en France, je supporte difficilement les émanations de soufre. Quelques fois, le vent rabat les fumerolles sur les porteurs et moi-même ; à ce moment-là, il est alors impossible de respirer, ce qui nous oblige à fuir très vite la zone enfumée. Les fumées sont tellement épaisses, que l'on n'y voit plus rien. De plus, ces fumées irritent les yeux qui se mettent à couler. Tout ceci n'est pas très rassurant et je précise ici, que cette situation est vraiment dangereuse ! J'ai eu très peur, et à un moment, ne sachant plus dans quelle direction aller, au milieu des rochers et de cette fumée épaisse, j'ai heureusement eu le réflexe de retenir ma respiration et de suivre un travailleur qui courait très vite et me faisait signe de le suivre !!! J'ai d'ailleurs remarqué que le film du caméscope déraille complètement sur les prises de vue où les fumées étaient sur moi et le caméscope. L'électronique et le soufre ne font apparemment pas bon ménage !

Plus de photos de Kawah Ijen...

J'entame ensuite la remontée pour rejoindre Emmanuelle. De nombreux touristes arrivent, je pense à l'arrivée d'une agence avec un minibus. Une fois en-haut avec Emmanuelle (30 min de remontée ; +150 m de dénivelé), nous constatons que les nuages, qui étaient jusque-là en contrebas, sont maintenant à notre niveau et commencent même à couvrir le ciel, ceci étant certainement dû à l'augmentation de la température, ce qui me conduit à dire qu'il est préférable de visiter le Kawah Ijen très tôt le matin. D'ailleurs, il paraîtrait qu'il est même déconseillé de le faire l'après-midi (à vérifier).

Nous redescendons à Paltuding, où nous avons laissé nos affaires (1h30 de descente ; -400 m de dénivelé).

Après un brin de toilette pour enlever l'odeur tenace du soufre, nous nous lançons à la recherche d'un moyen de locomotion pour redescendre, mais cette fois par l'Ouest du volcan. Comme ce matin, plusieurs minibus et 4x4 ont débarqué leur flot de touristes, nous tentons de nous joindre à eux pour le retour...mais en vain ! Des locaux nous proposent de nous descendre à moto pour 6,50 EUR/pers. ! Ce n'est pas autant le prix qui nous inquiète, mais les 60 km avec nos gros sacs sur le dos ! Nous refusons donc leur proposition et décidons d'entamer la descente à pied. Nous aviserons en cours de route...

Après environ 1/2h de marche sur une route étroite au milieu de la jungle, nous apercevons une moto qui arrive face à nous. Ils sont deux et le conducteur s'arrête pour nous proposer de nous véhiculer jusqu'à Sempol (le 1er village à environ 11 km), pour 2,20 EUR/pers. Nous acceptons et je pars en premier avec l'un d'eux sur environ 5 km, jusqu'à un poste de garde où se trouve une autre moto. Le conducteur me dépose et fait demi-tour pour chercher Emmanuelle. Lorsqu'elle arrive enfin, nous repartons, mais cette fois sur 2 motos, jusqu'à Sempol, la route étant dans un très bon état. À l'arrivée, nos conducteurs nous réclament le double du prix convenu ! Si, au départ du trajet ils nous avaient réclamé cette somme, nous aurions évidemment acquiescé. Mais demandé de la sorte, nous restons ferme. Après quelques sourires, ils repartent sur leur moto... Qui ne tente rien n'à rien !

À Sempol, il semblerait qu'il y a un passage de minibus, mais rapidement, nous négocions la descente en 4x4 (9 EUR le 4x4 ; 55 km). Cette fois, la route se dégrade et devient vraiment mauvaise, bien plus mauvaise que la route que nous avions pris pour monter du côté Est et nous ne regrettons pas d'avoir choisi cette option ! Le 4x4 nous dépose comme convenu à la gare routière de Bondowoso après 1h30 de route.

À Bondowoso, nous prenons un bus pour Probolinggo (2h45 ; 1 EUR/pers).

Bromo

À Probolinggo, de nombreux rabatteurs s'empressent de vous proposer un transport ou un tour organisé pour visiter le Bromo ; de la même façon, de nombreuses agences situées dans la gare routière semblent proposer des formules que nous ne sentons pas ! Il y a de l'arnaque dans l'air ! À l'extérieur de la gare routière, nous trouvons un bemo qui nous conduit dans la région du Bromo et plus exactement au village de Cemoro Lawang (2h de trajet ; 1,70 EUR/pers.).

Nous arrivons de nuit et nous lançons à la recherche d'un hébergement.

Où dormir à Cemoro Lawang (Bromo) ?

Voici quelques hébergements que nous avons visités à Cemero Lawang :

  • "Cafe Lava View Hotel" (9 EUR la chambre moyenne ; moyennement propre ; eau chaude ; petite terrasse ; petit déjeuner compris ; propose aussi des chambres plus chères ; fait également restaurant)
  • "Hotel Lava View Lodge" (chambre à partir de 15 EUR ; propre ; petit déjeuner ; superbe vue sur la caldeira et le volcan Bromo ; même propriétaire que le "Cafe Lava Hotel")
  • "Bromo Permai Hotel" (chambre à 8 EUR, puis à plus de 22 EUR négociables ; pas très belles ; chères pour le prix)

Nous nous installons au "Cafe Lava View Hotel" (9 EUR la chambre ; pas très propre ; douche dans un mauvais état ; eau chaude ; petit déjeuner compris ; possède des chambres plus chères).

Nous dînons à notre hébergement qui fait aussi restaurant (repas très moyen mais pas cher). Nous sympathisons avec un couple qui arrive tout juste en Indonésie et décidons de réserver ensemble une Jeep avec chauffeur pour le lendemain matin. Après quelques négociations, nous nous mettons d'accord pour un départ demain matin à 4h afin d'atteindre plusieurs points de vue (17 EUR la Jeep avec son chauffeur, soit 4,30 EUR par pers., pour un trajet total de 4 à 5h).

Après une bonne douche bien chaude, nous nous couchons enfin bien fatigués (nous nous sommes levés à 4h30s, couchés à 22h et demain, réveil à 3h30 !!!).

Dépenses de la journée : 18 EUR/pers.
(accès Kawah Ijen, trajet Kawah Ijen-Bromo, dîner, hébergement)

Le lendemain matin, réveil comme prévu à 3h30 ! À 4h, nous partons en Jeep réservée la veille au soir. L'accès au Bromo est payant, soit 1,70 EUR/pers (poste de contrôle situé dans le village même). Durant 45 min, nous roulons de nuit sur une piste défoncée tout en descente jusqu'au fond de la caldeira. En arrivant au fond, nous roulons à l'aveuglette dans un épais brouillard, sur une piste de sable ou de cendre. Puis, nous remontons la caldeira par une route asphaltée vraiment très abrupte, jusqu'au point de vue situé sur le mont Penanjakan (environ 2 700 m d'altitude). Nous arrivons à l'aube en même temps que de nombreuses autres Jeeps et même un minibus ! Il y a beaucoup de vent et il fait froid. Les indonésiens se sont organisés en implantant ici et là des magasins qui proposent des vêtements chauds, gants et bonnets. Les derniers mètres sont à faire à pied. Le sommet est aménagé pour accueillir sûrement jusqu'à 200 personnes.

Nous attendons maintenant que le soleil se lève. Nous nous posons un peu à l'écart des autres personnes pour profiter dans le calme de la vue qui s'offre à nous. À la lueur du jour, le paysage est déjà époustouflant de beauté, mais lorsque le soleil commence à éclairer les sommets des différents monts auxquels s'ajoutent les fumées qui se dégagent des cratères des volcans... c'est carrément magique !!!

Devant nous, la caldeira s'étend sur un diamètre de 10 km ; au milieu, plusieurs petits sommets, dont le volcan Bromo, duquel s'échappe une épaisse fumée blanche. Au loin, le volcan Semeru explose toutes les 20 à 30 min et expulse un gros panache de fumée grise. Nous sommes émerveillés devant la force et la beauté de la nature.

Après 1h30 d'observation, nous devons rejoindre notre chauffeur et l'autre couple qui nous accompagne. Notre jeep rebrousse chemin et descend dans la caldeira pour rejoindre le pied du volcan Bromo. D'après les médias indonésiens, ce volcan est actuellement très actif et menace d'exploser ; l'accès y est donc interdit ! Nous décidons de profiter pleinement du site et informons l'autre couple et le conducteur du 4x4 que nous ferons le chemin du retour à pied.

Nous ne sommes pas les seuls à tenter l'ascension du volcan, et ce, malgré l'interdiction ! De nombreux indonésiens proposent d'emmener les marcheurs à cheval jusqu'à la moitié du parcours (0,90 EUR ; 15 min). L'ascension débute par un large sentier très poussiéreux durant environ une quinzaine de minutes. Puis un long et abrupte escalier permet d'atteindre le sommet. Emmanuelle m'attend au bas des marches car l'odeur de soufre commence à la gêner.

Une fois au sommet, un sentier longe le bord du cratère. Le volcan dégage beaucoup de fumée et à certains moments le vent la rabat sur moi et il m'est alors très difficile de respirer. À d'autres moments, j'entends très bien le souffle grave du volcan.

D'ici, le volcan Semeru n'est pas visible ; seules ses éruptions le sont. Je redescends rejoindre Emmanuelle, puis nous entamons ensemble le retour à pied. Nous marchons alors seuls dans le fond de la caldeira, sur un sol plat et poussiéreux (pas exactement seuls, puisqu'un chien nous accompagne tout le long du chemin). Nous passons à côté d'un temple hindou, construit ici pour apaiser l'ardeur du volcan.

Plus de photos du volcan Bromo et alentours...

Nous remontons ensuite le cratère de la caldeira pour rejoindre le village de Cemoro Lawang (1h de marche du pied du Bromo jusqu'à Cemoro Lawang). Nous arrivons au village vers 8h30. Nous hésitons quelques instants entre repartir ou passer une journée complète dans cette région. Finalement, nous optons pour la première option et embarquons dans un bemo 1/2h après (de nombreux bemos partent à 9h, mais il y en a d'autres plus tard). Notre hébergement nous a préparé un petit déjeuner à emporter (5 tranches de pain de mie, 1 dose de confiture et quelques bouts de papaye). Nous partons ainsi jusqu'à Probolinggo (1h30 de trajet ; 1,30 EUR/pers).

À la gare routière de Probolinggo, dont l'accès est payant (0,02 EUR !), nous galérons pour trouver un bus pour Yogyakarta. De plus, de nombreux rabatteurs ne nous facilitent pas la tâche ! Nous avons vraiment l'impression d'être de gros pigeons qu'il faut alléger ! Ici, aucun bus pour Yogyakarta, alors nous poussons la porte d'une agence à l'extérieur de la gare routière (sur les conseils de routards). Nous réservons un trajet direct en bemo pour Yogyakarta (4,50 EUR/pers ; 7 à 8h de route ; agence : "Mitra Agen Ticket"). Le départ est prévu dans le quart d'heure. Une demi-heure plus tard, toujours pas de bemo en vue. Après 1h d'attente l'employé nous indique que le véhicule est passé prendre d'autres touristes et qu'il n'arrivera pas avant environ deux heures !!! Nous demandons à être remboursés car nous ne souhaitons pas attendre ! Nous repartons à zéro !!!

Puisque la plupart des bus partent pour Surabaya, nous décidons de prendre cette destination (1 EUR/pers). Une fois là-bas nous aviserons !

Après 2h de route, nous sommes complètement bloqués dans des bouchons de la ville de Gempol ! Dans le bus, il fait vraiment très chaud, mais surtout, nous sommes fatigués des deux derniers jours où nous avons très peu dormis !

Nous arrivons enfin à Surabaya, 3h30 après notre départ ! Comme il n'est pas encore très tard, nous pensons à prendre un vol ! Pour commencer, nous prenons un bus "Damri" jusqu'à l'aéroport (30 min de trajet ; 0,86 EUR/pers). Contrairement à ce que dit le "Guide du Routard", il y a des bus qui à l'aéroport !

À l'aéroport de Surabaya, nous partons en quête d'un vol. Nous devons chercher parmi plus d'une dizaine de compagnies aériennes. Visiblement, seules les compagnies "Lion Air" et "Batavia Air" font le trajet Surabaya-Yogyakarta, mais malheureusement, il n'y a plus aucune place de disponible. Les tarifs d'un tel vol vont de 30 à 43 EUR TTC/pers. Nous sommes physiquement et nerveusement épuisés lorsque l'incroyable se produit ! Quelqu'un dans l'aéroport nous propose bizarrement de nous revendre 2 billets pour 60 EUR TTC/pers. Nous négocions et les obtenons pour 39 EUR TTC/pers ! Nous avons du mal à y croire, d'autant plus que le départ de ce vol est prévu dans 15 min ! Emmanuelle est dubitative et très réticente ! D'après cette personne, aucun problème ! J'accepte à la condition de payer au moment de monter dans l'avion. Marché conclu ! Nous courons, accompagnés de cette personne, faire enregistrer nos bagages ; nous recevons 2 billets manuscrits et passons les postes de sécurité, toujours accompagnés du même employé. Nous payons nos billets devant la porte d'embarquement et embarquons sans problème dans l'avion. Il s'agit d'un vol "Batavia Air", l'avion, un Airbus, décolle à l'heure à 16h20. Irréel ! Nous sommes encore tout éberlués de la situation que nous venons de vivre ! Reste à savoir si nos bagages arriveront tout comme nous à Yogyakarta !!!

Yogyakarta (ou Jogyakarta) (ou Jogjakarta)

Quarante minutes plus tard, nous atterrissons sans encombres. Nos bagages sont même les premiers à apparaître sur le tapis roulant ! Tout s'est parfaitement "goupillé" et de plus, dans un temps record ! Nous prenons ensuite un taxi pour rejoindre l'un des quartiers routards de la ville (Prawirotaman ; situé dans le sud de la ville ; à 8 km de l'aéroport ; 3,50 EUR le taxi).

Ce quartier se compose essentiellement de 2 rues parallèles (Jalan Prawirotaman I et Jalan Prawirotaman II) où se trouvent plusieurs hébergements et restaurants bon marché. Il est situé en plein centre-ville, mais dans une rue au calme. Il a l'avantage d'être à proximité des lieux à visiter dans la ville .

Nous nous posons au "Prambanan Guesthouse" (9 EUR la chambre avec ventilateur ; très propre ; eau chaude ; petit déjeuner compris ; café ou thé l'après-midi compris avec un petit encas ; belle piscine ; service impeccable ; accueil très sympathique).

Où dormir dans le quartier Prawirotaman de Yogyakarta ?

Voici deux hébergements situés dans le quartier de Prawirotaman à Yogyakarta :

  • "Prambanan Guesthouse" (9 EUR la chambre avec ventilateur ; 13 EUR la chambre climatisée ; très propre ; eau chaude, petit déjeuner compris ; café et thé l'après-midi compris avec un petit encas ; belle piscine ; service impeccable ; accueil très sympa ; proposent des tours organisés et ne sont pas du tout insistants ; vous délivrent des plans de la ville ; tout le personnel est vraiment très attentif ; laundry service ; 14 Jala Prawirotaman I ; tél. (62-274)376167)
  • "Wisma Gajah" (13 EUR la chambre climatisée ; un peu moins bien que le précédent ; eau chaude ; petit déjeuner compris ; piscine)

Il y d'autres hébergements dans ce quartier et beaucoup d'autres dans le reste de la ville.

Recherche et réservation d'hôtels proche de Yogyakarta

Pour dîner, là aussi, beaucoup de choix. Nous testons le "Via Via" (très bon service ; très bons plats ; propose 3 plats indonésiens différents par jour et d'autres plats plus traditionnels à la carte ; pas cher, soit un plat indonésien entre 1,30 et 2,10 EUR ; ou un "Rijsttafel", un mélange de plat indonésien à 13 EUR pour 2 personnes, à réserver la veille ; jus de fruit à 0,70 EUR ; musique ; propose des cours de cuisine et des tours organisés ; (62-274)386557).

Dans cette ville, pas question d'oublier que l'on se trouve dans le plus grand pays musulman du monde ! Plusieurs fois par jour, l'appel à la prière se fait entendre par les haut-parleurs des nombreuses mosquées réparties dans la ville. Mais nous avons maintenant pris l'habitude de cet appel, enfin, sauf peut-être celui de 4h du matin !

Après une bonne douche, nous nous endormons, quelques secondes après avoir mis le pied dans le lit ! ;o)

Dépenses de la journée : 50 EUR/pers.
(Jeep+chauffeur au Bromo, accès Bromo, trajets Bromo-Surabaya, vol Surabaya-Yogyakarta, taxi, dîner, hébergement)

Yogyakarta, surnommé Yogya, est une grande ville d'environ 1 000 000 d'habitants, mais on s'y sent bien ! Il y a 4 mois, soit le 26 mai 2006, cette ville a malheureusement subit un terrible tremblement de terre ! Aujourd'hui, malgré les gravats des maisons démolies qui jonchent certains trottoirs, nous voyons surtout de nombreux bâtiments en reconstruction. D'autres, comme notre guesthouse ou notre cantine (le "Via Via"), arrangent au mieux ce qui est resté debout de façon très esthétique. En tous cas, la vie continue... Les gens sont adorables, toujours avec le sourire, et engagent souvent la conversation. Certaines femmes sont voilées (juste un voile sur les cheveux et non devant le visage), d'autres sont les cheveux aux vents et d'autres encore portent harmonieusement ce chapeau pointu si typique. Il n'y a quasiment pas de mendicité et les rues sont propres. Au loin se dessine la silhouette du volcan Merapi, qui a fait il y a encore quelques semaines, de nombreuses de victimes lors de ses éruptions.

Ce matin, après une bonne grasse matinée bien méritée, nous savourons un bon petit déjeuner, juste à côté de la piscine de notre guesthouse (petit déjeuner compris, à commander la veille).

Nous prenons ensuite un becak (pousse-pousse à vélo, prononcé "betchak") jusqu'au Kraton (0,86 EUR le becak, mais cela nous semble cher !).

Le Kraton (ou Keraton) désigne le palais du Sultan, situé au milieu de la ville de Yogyakarta (entrée à 1,10 EUR/pers guide inclus ; 0,09 EUR pour un appareil photo et encore une fois autant pour un caméscope). Le prix de l'entrée inclut un guide, si possible dans la langue du visiteur. Le nôtre est une femme qui parle assez bien le français. Elle nous apprend qu'elle était professeur de français. La visite dure environ 1h et ne peut se faire que le matin.

À l'entrée du palais, se trouve une grande salle ouverte où de nombreux musiciens jouent des airs de musique traditionnelle, très similaire à celle que nous avions entendue à Bali, mais en version plus lente. L'endroit est intéressant pour qui aime l'histoire. Le Kraton est toujours habité par le 10e Sultan qui se trouve être le 1er Sultan monogame (une seule femme). Celui-ci a 5 filles (de 15 à 30 ans) ; de ce fait, la succession sera assurée par le frère du sultan actuel. Ce dernier semble assez proche de son peuple. Son père (soit le 9e Sultan) a apparemment beaucoup œuvré pour l'indépendance du pays face aux hollandais. Le pouvoir du sultan est à peu prêt comparable à celui de la reine d'Angleterre.

Nous regagnons notre guesthouse à pied et en profitons pour faire quelques achats de produits que nous souhaitons ramener en France. Nous passons également 2h dans un cybercafé (0,21 EUR par heure ; situé dans la rue Jalan Brigjen Katamso, non loin du Kraton) pour donner des nouvelles à nos proches.

Dans l'après-midi, nous prenons un thé, servi avec une petite pâtisserie dans le jardin de notre hébergement (thé ou café + pâtisserie compris dans le prix de l'hébergement). Bien entendu, nous profitons pleinement de la piscine.

Pour le diner, nous retournons au "Via Via" (excellent).

Plus de photos de Yogyakarta...

Dépenses de la journée : 14 EUR/pers.
(visites, déjeuner, dîner, hébergement)

Le lendemain, réveil à 7h. Nous louons ce matin un scooter (2,15 EUR/jour ; vitesse semi-automatique ; situé presque en face de Prambanan Gesthouse ; mon passeport est laissé en guise de caution ; (0274)386556).

Prambanan

Vers 8h nous partons rejoindre le site archéologique hindou de Prambanan, situé à environ 17 km de notre hébergement. Après 45 min de trajet à travers une circulation dense, nous arrivons à Prambanan (entrée 8 EUR/pers).

Ce site a été construit entre 900 et 930 après J-C. Il s'étale sur environ 1 km de diamètre et il se parcourt facilement à travers un parc arboré et aménagé. Il est possible d'y entrer à vélo. Le site a malheureusement été très touché par le tremblement de terre d'il y a 4 mois ! L'accès de la principale construction nous est interdit en raison des travaux ; mais nous pouvons tout de même contempler de loin, cette magnifique architecture. Deux heures nous sont nécessaires pour parcourir l'ensemble de ce magnifique site.

Plus de photos de Prambanan...

Où dormir à proximité de Prambanan ?
Recherche et réservation d'hôtels proche de Prambanan

Merapi et Kaliurang

À scooter, nous rejoignons la station climatique de Kaliurang qui se trouve juste devant le volcan Merapi. Nous parcourons une route de campagne en douce montée à travers les rizières. L'accès à la région est payant au niveau d'un péage routier et le coût varie selon le type de véhicule et le nombre de personnes (moins de 0,50 EUR pour nous deux et le scooter).

Le volcan Merapi est un volcan très actif et il y a à peine 1 mois (juillet/août 2006), il a fait beaucoup de victimes par plusieurs nuées ardentes (coulées pyroclastiques). À ce moment-là, un périmètre de sécurité de 10 km avait été établi et le volcan menaçait même la ville de Yogyakarta !

Au village de Kaliurang, le ciel est couvert ce qui masque le volcan Merapi. Lorsque sa silhouette se révèle à nous durant une éclaircie, nous sommes impressionnés par cet extraordinaire volcan ! En essayant de nous rapprocher, notre scooter nous amène à un parc où il y est possible de marcher vers un point de vue sur le Merapi (0,04 EUR/pers + 0,13 EUR/scooter). Au début, nous marchons sur un sentier bien aménagé qui mène à une cascade où il coule très peu d'eau (saison sèche) ! Puis nous montons par un sentier moins aménagé et dans une belle forêt jusqu'au point de vue pour observer le Merapi. Malheureusement, le ciel est maintenant complètement couvert et on n'y voit absolument rien ! Après une longue pose, nous redescendons par un autre chemin. Ici, aucun touriste, mais beaucoup de jeunes qui se promènent tout en flirtant très discrètement.

Où dormir à Kaliurang ?
Recherche et réservation d'hôtels proche de Kaliurang

Nous reprenons notre scooter et rentrons à Yogyakarta (1h30 de route). Sur la route, des stands vendent des longans (ou longane ; fruit exotique). Je ne résiste pas l'envie de déguster ce fruit que j'aime tant (0,60 EUR/kg). De retour à notre guesthouse, nous profitons de la piscine et du jardin tout en y dégustant nos longans.

Ce soir, nous dînons au "Kedai Kebun" (bon rapport qualité/prix ; pas cher ; bon ; propre ; bon service ; très rapide ; le "guide du routard" indique un agréable jardin, que nous n'avons pas trouvé ; jus d'avocat au chocolat délicieux).

Nous ne résistons pas l'envie de prendre notre dessert au "Via Via", notre cantine définitive ! Nous y découvrons un délicieux thé, appelé Kraton Tee composé d'une variété d'épices (cannelle, clous de girofle, gingembre, anis étoilée, cardamome).

Dépenses de la journée : 20 EUR/pers.
(scooter+essence, visites, dîner, hébergement)

Re-grasse matinée ce matin ! Nous partons à scooter 3 km plus loin, à Kota Gege, réputé pour ses bijouteries. En effet, il y a de nombreuses bijouteries d'argent implantées de part et d'autre du quartier. C'est vraiment très agréable, car aucun rabatteur ne nous sollicite et nous rentrons et sortons très librement des magasins. Nous découvrons également, un marché très typique avec des marchandises surprenantes (oiseaux, criquets, fourmis rouges...).

Nous passons ensuite un moment dans un cybercafé (0,26 EUR/heure), puis passons l'après-midi au bord de la piscine de notre guesthouse.

En fin d'après-midi, nous partons visiter le "Taman Sari" ("Water Castle").

Pour le dîner, nous retournons bien entendu au "Via Via", mais ce soir, nous goutons au "Rijsttafel", un mélange de plats indonésien (13 EUR pour 2 personnes ; à réserver la veille) avant d'aller nous coucher.

Dépenses de la journée : 14 EUR/pers.
(scooter+essence, visites, dîner, hébergement)

Borobudur

Ce matin, nous quittons vers 8h Yogyakarta à scooter pour rejoindre Borobudur et y passer une nuit. Nous laissons une partie de nos affaires à la guesthouse. Une large route très fréquentée qui finit par une petite route de campagne, permet d'accéder à Borobudur. Nous repassons par le volcan Merapi pour tenter notre chance afin de le voir cette fois par temps clair ! Mais visiblement, plus on se reproche et plus le temps se couvre ; nous ne nous aventurerons pas plus loin pour cette fois ! Pour rejoindre la bonne route qui mène à Borobudur, nous demandons de nombreuses fois notre chemin. Les gens sont très serviables et très souriants. Vers 10h, nous arrivons à Borobudur et cherchons aussitôt un hébergement. Nous nous posons au "Lotus 1".

Où dormir à Borobudur ?

Voici un hébergement que nous avons testé :

  • "Lotus 1" (une guesthouse familiale ; accueil chaleureux ; 4 EUR la chambre sommaire ; 13 EUR la grande chambre propre ; petit déjeuner compris ; possibilité d'y manger très bien et pour pas cher ; voir )

Il y d'autres hébergements dans ce quartier et beaucoup d'autres dans le reste de la ville.

Recherche et réservation d'hôtels proche de Borobudur

Nous sympathisons avec un suisse arrivé en Indonésie il y a quelques jours de cela. Nous partons alors à 3 sur notre scooter (!!!) vers l'Est jusqu'au monastère bouddhiste (très moderne ; accès gratuit) et y visitons un petit monument ancien bouddhiste (0,26 EUR/pers).

Nous nous promenons ensuite à pied dans la campagne avoisinante (au Sud/Ouest). Nous parcourons plusieurs villages et faisons d'agréables rencontres avec les gens très accueillants. Ici aussi, les enfants font joyeusement voler leur cerf-volant dans les airs !

De retour à notre guesthouse, nous choisissons de dîner ici, car il n'y a pas grand chose ailleurs (bon ; pas cher ; 0,52 EUR le plat ; Nasi Soto Resah = très bon). Du toit, nous avons une superbe vue sur la partie haute du site de Borobodur.

Nous terminons la soirée à discuter, puis nous nous couchons.

Dépenses de la journée : 11 EUR/pers.
(scooter+essence, visites, dîner, hébergement)

Réveil à 5h15. À 5h30 nous partons au site archéologique de Borobudur (10 min à pied) qui ouvre officiellement à 6h . Nous sommes à peine 6 personnes à attendre devant la caisse. À 5h45, on nous laisse déjà entrer (9 EUR/pers). Puis nous marchons 10 min avant d'arriver devant le monument. On dit, qu'il est le plus grand monument bouddhiste du monde ; bien qu'il ne nous paraisse pas si grand, nous sommes tout de même très impressionnés car il est magnifique !

La luminosité de l'aube qui se lève, ainsi que la brume du fond de la vallée, confèrent au site un charme tout à fait particulier. Il se dégage une douce plénitude de ces vieilles pierres. C'est tout simplement extraordinaire. Le ciel est maintenant d'un bleu intense et la silhouette de deux volcans, dont le Merapi, se détachent en arrière-plan. Le monument est construit en étages. Sur les étages supérieurs, se trouvent d'énormes cloches en pierre qui renferment à chaque fois un bouddha.

Sur les étages inférieurs, de superbes sculptures ornent les murs ancestraux.

Plus de photos de Borobudur...

Nous restons plus de 2h à visiter tous les étages de ce superbe monument, avant de retourner à notre hébergement. Nous prenons alors notre petit déjeuner (compris ; délicieux pancake).

Nous quittons ensuite Borobodur, toujours à scooter pour rejoindre à nouveau Yogyakarta. Sur la route, le volcan Merapi s'offre enfin à nos yeux ; une fumée dense s'en dégage. Nous décidons alors, pour la 3ème fois, de faire un détour vers ce volcan.

Merapi et Kaliurang

Après plus d'une heure de route, nous voilà à nouveau à Kaliurang (station d'altitude à environ 850 m d'altitude). Cette fois, le ciel est complètement dégagé et nous sommes impressionnés par la taille du volcan. Nous voyons très bien les traces des dernières nuées ardentes d'il y a 1 à 2 mois. Nous nous baladons alors à pied pour atteindre un autre point de vue sur le volcan. L'accès au sentier est payant, soit 0,04 EUR/pers et très mal balisé. Le chemin se divise une multitude de fois et nous prenons des sentiers au gré du hasard ! Nous nous retrouvons en pleine jungle, où il est presque impossible d'avancer. La jungle a pris le dessus et je continue seul sur près de 200 m de dénivelé. À environ 1 050 m d'altitude, je me retrouve sur le haut d'une colline, d'où j'observe aisément le volcan et les scories qui dévalent la pente. C'est magique !

Je reviens sur mes pas pour rejoindre Emmanuelle et rentrons sur Yogyakarta.

Plus de photos de Kaliurang et du volcan Merapi...

À Yogyakarta, nous retournons au "Prambanan Guesthouse" (chambre que nous avions réservée à notre départ, il y a 2 jours et où nous avions laissé des affaires ; voir plus haut).

Nous passons l'après-midi au bord de la piscine. Aujourd'hui, nous pouvons même observer le Merapi du haut de la Guesthouse... c'est vraiment très impressionnant, surtout lorsqu'on pense à sa puissance éruptive.

Nous dînons encore une fois au "Via Via" (un festin) !

Dépenses de la journée : 21 EUR/pers.
(scooter+essence, visites, dîner, hébergement)

6h. C'est notre dernier réveil en Indonésie et nous préparons nos bagages. Vers 8h, après avoir rendu notre scooter, nous prenons un taxi réservé par la Guesthouse qui nous mène à l'aéroport (4,30 EUR le taxi ; 30 min de trajet). À l'entrée, on nous demande de payer une taxe de 0,17 EUR que nous refusons. Dans l'aéroport, nous payons une autre taxe, prévue celle-là, de 2,15 EUR/pers.

Taxe d'aéroport en Indonésie

En Indonésie, les vols intérieurs sont toujours vendus HT (Hors Taxe), car la taxe est à payer à part, lors du passage en douane.

Toutes les photos de Java...


Le retour

Nous décollons avec presque 1h de retard ! 1h plus tard, nous atterrissons sans encombre à Jakarta (compagnie aérienne Garuda ; vol que nous avions acheté à notre arrivée en Indonésie à Jakarta même ; 41 EUR HT/pers/aller). Nous avons atterri à l'aéroport international et non domestique, ce qui est une particularité propre à la compagnie aérienne Garuda. Les autres compagnies locales atterrissent toutes à l'aéroport domestique non loin de l'aéroport international.

Pour prendre notre vol international prévu pour le retour en France, nous devons tout d'abord et encore une fois payer une taxe prévue de 9 EUR/pers. Nous décollons encore une fois avec 1h de retard avec la compagnie Gulf Air pour Muscat (Sultana d'Oman). À Muscat, nous avons 4h d'escale, avant de repartir pour Bahreïn (ou Bahrain) pour 1h20 d'escale. Puis 6h25 de vol jusqu'à Francfort (Allemagne), où nous arrivons avec plus d'1h de retard !

Billet d'avion pour l'Indonésie
Recherche et réservation d'un billet d'avion pour l'Indonésie

À Francfort, nous rejoignons la France en Train. Ainsi se termine notre fabuleux voyage...


Informations complémentaires

Budget

Coût de ce voyage de 25 jours (par personne) : environ 1 410 EUR, dont :

Notre itinéraire et autres régions d'Indonésie
Hébergements en Indonésie
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Avant de partir

Données clés du voyage

Dates :
du 26 août au 20 septembre 2006
Durée :
25 jours
Pays visité :
Indonésie
Villes visitées :
Jakarta - Ubud - Amed - Pemuteran - Cemoro Lawang - Yogyakarta
Sites visités :
Lombok - Gili Trawangan - Gili Meno - Bali - Tulamben - Batur - Java - Kawah Ijen - Semeru - Bromo - Prambanan - Borobudur - Merapi
Hébergements :
Guest House et Losmen (chez l'habitant) - Hôtel
Moyen de transports :
Bus - Bajaj (voiturette à moteur) - Avion - Taxi - Bateau - Cidomo (petite carriole tirée par un cheval) - Bemo (taxi collectif) - Ferry - Becak (pousse-pousse à vélo) - Scooter
Nombre de personnes :
2 (ma femme Emmanuelle et moi Gilles)
Langue utilisée :
Anglais
Taux de change moyen au moment du voyage :
1 EUR (Euro) = 11 630 IDR (Rupiah indonésien) = 1,28 USD (Dollar américain)

Conclusion - Pourquoi aller en Indonésie ?

Quel merveilleux voyage ! Quelle pays magnifique !

Ce pays allie plage, nature, authenticité et paysages époustouflants. Nous avons été conquis par ce pays. Bali pour sa douceur de vivre, Java pour ces volcans et ses sites archéologiques, les îles Gili pour leurs cadres paradisiaques. Ce pays fait beaucoup parler de lui, malheureusement, en raison des problèmes qui n'en finissent plus (tsunamis, tremblements de terre, attentats, conflit inter-religieux...). L'Indonésie est donc l'endroit à ne pas aller, pourrait-on croire... mais l'Indonésie à tant à offrir que cela occulte tous les problèmes. L'Indonésie c'est aussi un peuple à ne pas oublier, tant il a à nous apprendre, à nous offrir... des gens généralement adorables. Pour nous, l'Indonésie nous laissera un merveilleux souvenir, et il n'est pas impossible que nous y retournions très vite...

J'espère que le résumé de notre voyage vous aura apporté rêves et évasion, et qu'il vous aura peut-être donné l'envie de découvrir cette région du monde !

Merci de votre intérêt, bon vent et à bientôt, j'espère, pour une nouvelle aventure !

Gilles

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